HISTOIRE DU BARBIER

by Unknown · from Les mille et une nuits: contes choisis

fairy tale trickster tale humorous Ages 8-14 2232 words 10 min read
Cover: HISTOIRE DU BARBIER

Adapted Version

CEFR A1 Age 5 502 words 3 min Canon 100/100

A funny thing happened in the palace. The Sultan sat on his big, golden chair. Four men stood before him. A little hunchback lay on the floor. He was very still. The men were scared. They said it was the other person's fault. They looked very worried.

The Tailor spoke first. "I asked the Hunchback home," he said. "He sang and played music. My wife gave him fish for dinner. A tiny fishbone got stuck in his throat. He fell very still. We were sad and did not know."

The Tailor was very scared. His wife was scared too. They did not know what to do. They carried the still hunchback. They put him at the Doctor's door. Then they ran home very fast.

The Doctor saw the still hunchback. He was scared too. He did not want any trouble for himself. He carried the still hunchback. He put him at The Seller's door. Then he went fast in the quiet street.

The Seller saw the still hunchback. He was scared. He put the still hunchback in the street. He hoped no one would see him there. The Merchant walked by. He did not see the hunchback. He knocked him over by mistake.

The Tailor told more stories. "This is just like The Barber," he said. "He calls himself 'The Silent'. But he talks and talks and talks! He talks more than anyone in the city. He is very old now."

The Sultan listened to all the strange stories. He thought this was very strange. He heard about The Barber. He wondered about him. "Bring The Barber to me," he said. "I want to see him in my palace."

Soon, The Barber came to the palace. He was a very old man. His beard was white like snow. He looked at the still hunchback. He looked at the four scared men. "Why are they here?" he asked the Sultan.

The Sultan told The Barber the whole story. He told him what happened to the hunchback. The Barber listened very well and nodded his head. He looked at the little hunchback. He looked at him for a long, long time.

The Barber heard all the words. Then he laughed very loudly. He laughed and laughed and laughed. All looked at him with big eyes. "This Little Hunchback is not sleeping for long!" he said. "He is still alive, I think!"

The Barber looked inside his mouth. He took a small, shiny tool. He pulled out the tiny fishbone. The Little Hunchback moved his arms and legs. He coughed and woke up! All were very surprised.

The Sultan was very happy. He smiled a big, wide smile. "No one is in trouble!" he said. He gave nice gifts to the four men. He asked The Barber to stay with him in the palace. The Barber was very clever and kind.

And so, the clever Barber stayed with the Sultan, and all learned that even a very chatty person can be very smart and helpful!

Original Story 2232 words · 10 min read

HISTOIRE DU BARBIER

Sous le règne du calife Mostanser Billah, poursuivit-il, prince si fameux par ses immenses libéralités envers les pauvres, dix voleurs obsédaient les chemins des environs de Bagdad, et faisaient depuis longtemps des vols et des cruautés inouïes. Le calife, averti d'un si grand désordre, fit venir le juge de police quelques jours avant la fête du Baïram, et lui ordonna, sous peine de la vie, de les lui amener tous dix...

CVE NUIT

Le juge de police, continua le barbier, fit ses diligences, et mit tant de monde en campagne, que les dix voleurs furent pris le propre jour du Baïram. Je me promenais alors sur le bord du Tigre; je vis dix hommes assez richement habillés, qui s'embarquaient dans un bateau. J'aurais connu que c'étaient des voleurs, pour peu que j'eusse fait attention aux gardes qui les accompagnaient; mais je ne regardai qu'eux; et, prévenu que c'étaient des gens qui allaient se réjouir et passer la fête en festins, j'entrai dans le bateau pêle-mêle avec eux sans dire mot, dans l'espérance qu'ils voudraient bien me souffrir dans leur compagnie. Nous descendîmes le Tigre, et l'on nous fit aborder devant le palais du calife. J'eus le temps de rentrer en moi-même, et de m'apercevoir que j'avais mal jugé d'eux. Au sortir du bateau, nous fûmes environnés d'une nouvelle troupe de gardes du juge de police, qui nous lièrent et nous menèrent devant le calife. Je me laissai lier comme les autres sans rien dire: que m'eût-il servi de parler et de faire quelque résistance? C'eût été le moyen de me faire maltraiter par les gardes, qui ne m'auraient pas écouté; car ce sont des brutaux qui n'entendent point raison. J'étais avec des voleurs, c'était assez pour leur faire croire que j'en devais être un.

Dès que nous fûmes devant le calife, il ordonna le châtiment de ces dix scélérats. Qu'on coupe, dit-il, la tête à ces dix voleurs! Aussitôt le bourreau nous rangea sur une file à la portée de sa main, et par bonheur je me trouvai le dernier. Il coupa la tête aux dix voleurs, en commençant par le premier: quand il vint à moi, il s'arrêta. Le calife, voyant que le bourreau ne me frappait pas, se mit en colère: Ne t'ai-je pas commandé, lui dit-il, de couper la tête à dix voleurs? Pourquoi ne la coupes-tu qu'à neuf? Commandeur des croyants, répondit le bourreau, Dieu me garde de n'avoir pas exécuté l'ordre de Votre Majesté! voilà dix corps par terre, et autant de têtes que j'ai coupées; elle peut les faire compter. Lorsque le calife eut vu lui-même que le bourreau disait vrai, il me regarda avec étonnement; et ne me trouvant pas la physionomie d'un voleur: Bon vieillard, me dit-il, par quelle aventure vous trouvez-vous mêlé avec des misérables qui ont mérité mille morts? Je lui répondis: Commandeur des croyants, je vais vous faire un aveu véritable. J'ai vu ce matin entrer dans un bateau ces dix personnes dont le châtiment vient de faire éclater la justice de Votre Majesté; je me suis embarqué avec eux, persuadé que c'étaient des gens qui allaient se régaler ensemble pour célébrer ce jour, qui est le plus célèbre de notre religion.

Le calife ne put s'empêcher de rire de mon aventure; et tout au contraire de ce jeune boiteux qui me traite de babillard, il admira ma discrétion et ma constance à garder le silence. Commandeur des croyants, lui dis-je, que Votre Majesté ne s'étonne pas si je me suis tu dans une occasion qui aurait excité la démangeaison de parler à un autre. Je fais une profession particulière de me taire; et c'est par cette vertu que je me suis acquis le titre glorieux de Silencieux. Cette vertu fait toute ma gloire et mon bonheur. J'ai bien de la joie, me dit le calife en souriant, qu'on vous ai donné un titre dont vous faites un si bel usage. Je ne puis douter qu'on ne vous ait donné, avec raison, le surnom de Silencieux; personne ne peut dire le contraire. Pour certaines causes néanmoins, je vous commande de sortir au plus tôt de la ville. Allez, et que je n'entende plus parler de vous. Je cédai à la nécessité, et voyageai plusieurs années dans des pays éloignés. J'appris enfin que le calife était mort; je retournai à Bagdad, et ce fut à mon retour en cette ville que je rendis au jeune boiteux le service important que vous avez entendu. Vous êtes pourtant témoins de son ingratitude et de la manière injurieuse dont il m'a traité. Au lieu de me témoigner de la reconnaissance, il a mieux aimé me fuir et s'éloigner de son pays. Quand j'eus appris qu'il n'était plus à Bagdad, quoique personne ne me sût dire au vrai de quel côté il avait tourné ses pas, je ne laissai pas toutefois de me mettre en chemin pour le chercher. Il y a longtemps que je cours de province en province; et lorsque j'y pensais le moins, je l'ai rencontré aujourd'hui. Je ne m'attendais pas à le voir si irrité contre moi...

CVIE NUIT

Sire, le tailleur acheta de raconter au sultan de Casgar l'histoire du jeune boiteux et du barbier de Bagdad de la manière que j'eus l'honneur de dire hier à Votre Majesté.

Quand le barbier, continua-t-il, eut fini son histoire, nous trouvâmes que le jeune homme n'avait pas eu tort de l'accuser d'être un grand parleur. Néanmoins nous voulûmes qu'il demeurât avec nous et qu'il fût du régal que le maître de la maison nous avait préparé. Nous nous mîmes donc à table et nous nous réjouîmes jusqu'à la prière d'entre le midi et le coucher du soleil. Alors toute la compagnie se sépara, et je vins travailler à ma boutique en attendant qu'il fût temps de m'en retourner chez moi.

Ce fut dans cet intervalle que le petit bossu, à demi ivre, se présenta devant ma boutique, qu'il chanta et joua de son tambour de basque. Je crus qu'en l'emmenant au logis avec moi je ne manquerais pas de divertir ma femme; c'est pourquoi je l'emmenai. Ma femme nous donna un plat de poisson, et j'en servis un morceau au bossu, qui le mangea sans prendre garde qu'il y avait une arête. Il tomba devant nous sans sentiment. Après avoir en vain essayé de le secourir, dans l'embarras où nous mit un accident si funeste, et dans la crainte qu'il nous causa, nous n'hésitâmes point à porter le corps hors de chez nous, et nous le fîmes adroitement recevoir chez le médecin juif. Le médecin juif le descendit dans la chambre du pourvoyeur, et le pourvoyeur le porta dans la rue, où l'on a cru que le marchand l'avait tué. Voilà, sire, ajouta le tailleur, ce que j'avais à dire pour satisfaire Votre Majesté. C'est à elle de prononcer si nous sommes dignes de sa clémence ou de sa colère, de la vie ou de la mort.

Le sultan de Casgar laissa voir sur son visage un air content qui redonna la vie au tailleur et à ses camarades. Je ne puis disconvenir, dit-il, que je ne sois plus frappé de l'histoire du jeune boiteux, de celle du barbier, que de l'histoire de mon bouffon; mais, avant que de vous renvoyer chez vous tous quatre, et qu'on enterre le corps du bossu, je voudrais voir ce barbier qui est cause que je vous pardonne. Puisqu'il se trouve dans ma capitale, il est aisé de contenter ma curiosité. En même temps il dépêcha un huissier pour l'aller chercher avec le tailleur, qui savait où il pourrait être.

L'huissier et le tailleur revinrent bientôt et amenèrent le barbier, qu'ils présentèrent au sultan. Le barbier était un vieillard qui pouvait avoir quatre-vingt-dix ans. Il avait la barbe et les sourcils blancs comme neige, les oreilles pendantes et le nez fort long. Le sultan ne put s'empêcher de rire en le voyant. Homme silencieux, lui dit-il, j'ai appris que vous saviez des histoires merveilleuses: voudriez-vous bien m'en raconter quelques-unes? Sire, lui répondit le barbier, laissons là, s'il vous plaît, pour le présent, les histoires que je puis savoir. Je supplie très-humblement Votre Majesté de me permettre de lui demander ce que font ici devant elle ce chrétien, ce juif, ce musulman et ce bossu mort que je vois là étendu par terre. Le sultan sourit de la liberté du barbier et lui répliqua: Qu'est-ce que cela vous importe? Sire, repartit le barbier, il m'importe de faire la demande que je fais, afin que Votre Majesté sache que je ne suis pas un grand parleur, comme quelques-uns le prétendent, mais un homme justement appelé le Silencieux...

CVIIE NUIT

Sire, le sultan de Casgar eut la complaisance de satisfaire la curiosité du barbier. Il commanda qu'on lui racontât l'histoire du petit bossu, puisqu'il paraissait le souhaiter avec ardeur. Lorsque le barbier l'eut entendue, il branla la tête, comme s'il eût voulu dire qu'il y avait là-dessous quelque chose de caché qu'il ne comprenait pas. Véritablement, s'écria-t-il, cette histoire est surprenante; mais je suis bien aise d'examiner de près ce bossu. Il s'en approcha, s'assit par terre, prit la tête sur ses genoux, et, après l'avoir attentivement regardée, il fit tout à coup un si grand éclat de rire et avec si peu de retenue qu'il se laissa aller sur le dos à la renverse, sans considérer qu'il était devant le sultan de Casgar. Puis, se relevant sans cesser de rire: On le dit bien, et avec raison, s'écria-t-il encore, qu'on ne meurt pas sans cause. Si jamais histoire a mérité d'être écrite en lettres d'or, c'est celle de ce bossu.

A ces paroles, tout le monde regarda le barbier comme un bouffon, ou comme un vieillard qui avait l'esprit égaré. Homme silencieux, lui dit le sultan, parlez-moi: qu'avez-vous donc à rire si fort? Sire, répondit le barbier, je jure, par l'humeur bienfaisante de Votre Majesté, que ce bossu n'est pas mort; il est encore en vie: et je veux passer pour un extravagant, si je ne vous le fais voir à l'heure même. En achevant ces mots, il prit une boîte où il y avait plusieurs remèdes, qu'il portait sur lui pour s'en servir dans l'occasion, et il en tira une petite fiole balsamique dont il frotta longtemps le cou du bossu. Ensuite il prit dans son étui un ferrement fort propre qu'il lui mit entre les dents; et après lui avoir ouvert la bouche, il lui enfonça dans le gosier de petites pincettes, avec quoi il tira le morceau de poisson et l'arête, qu'il fit voir à tout le monde. Aussitôt le bossu éternua, étendit les bras et les pieds, ouvrit les yeux, et donna plusieurs autres signes de vie.

Le sultan de Casgar et tous ceux qui furent témoins d'une si belle opération furent moins surpris de voir revivre le bossu, après avoir passé une nuit entière et la plus grande partie du jour sans donner aucun signe de vie, que du mérite et de la capacité du barbier, qu'on commença, malgré ses défauts, à regarder comme un grand personnage. Le sultan, ravi de joie et d'admiration, ordonna que l'histoire du bossu fût mise par écrit avec celle du barbier, afin que la mémoire qui méritait si bien d'être conservée ne s'en éteignît jamais. Il n'en demeura pas là: pour que le tailleur, le médecin juif, le pourvoyeur et le marchand chrétien ne se ressouvinssent qu'avec plaisir de l'aventure que l'accident du bossu leur avait causée, il ne les renvoya chez eux qu'après leur avoir donné à chacun une robe fort riche, dont il les fit revêtir en sa présence. A l'égard du barbier, il l'honora d'une grosse pension, et le retint auprès de sa personne.

La sultane Scheherazade finit ainsi cette longue suite d'aventures auxquelles la prétendue mort du bossu avait donné occasion. Comme le jour paraissait déjà, elle se tut; et sa chère sœur Dinarzade, voyant qu'elle ne parlait plus, lui dit: Ma princesse, ma sultane, je suis d'autant plus charmée de l'histoire que vous venez d'achever, qu'elle finit par un incident auquel je ne m'attendais pas. J'avais cru le bossu mort absolument. Cette surprise m'a fait plaisir, dit Schahriar. L'histoire du jeune boiteux de Bagdad m'a encore fort divertie, reprit Dinarzade. J'en suis bien aise, ma chère sœur, dit la sultane; et puisque j'ai eu le bonheur de ne pas ennuyer le sultan notre seigneur et maître, si Sa Majesté me faisait encore la grâce de me conserver la vie, j'aurais l'honneur de lui raconter demain l'histoire d'Aladdin, ou la Lampe merveilleuse, qui n'est pas moins digne de son attention et de la vôtre que l'histoire du bossu. Le sultan des Indes, qui était assez content des choses dont Scheherazade l'avait entretenu jusqu'alors, se laissa aller au plaisir d'entendre encore l'histoire qu'elle lui promettait.

Il se leva pour faire sa prière et tenir son conseil, sans toutefois rien témoigner de sa bonne volonté à la sultane.

CVIIIE NUIT

Dinarzade, toujours soigneuse d'éveiller sa sœur, l'appela cette nuit à l'heure ordinaire. Ma chère sœur, lui dit-elle, le jour paraîtra bientôt; je vous supplie, en attendant, de nous raconter quelqu'une de ces histoires agréables que vous savez. Il n'en faut pas chercher d'autres, dit Schahriar, que celle d'Aladdin, ou la Lampe merveilleuse. Sire, dit Scheherazade, je vais contenter votre curiosité. En même temps elle commença de cette manière:


Story DNA

Moral

Appearances can be deceiving, and a seemingly annoying trait can prove to be a valuable skill.

Plot Summary

In the court of the Sultan of Casgar, four men—a tailor, a Jewish doctor, a purveyor, and a Christian merchant—are accused of murdering a hunchback, each blaming the other for his death. The tailor's lengthy testimony includes the story of the Barber of Baghdad, a self-proclaimed 'Silent' man known for his incessant talking, who once narrowly escaped execution after being mistaken for a thief. Intrigued, the Sultan summons the barber. Upon arrival, the eccentric barber, instead of telling stories, examines the supposedly dead hunchback, declares him alive, and revives him by removing a fishbone from his throat. The delighted Sultan pardons the accused, rewards them, and retains the barber in his service.

Themes

perception vs. realitythe power of speechmisjudgmentredemption

Emotional Arc

suspense to relief

Writing Style

Voice: third person omniscient
Pacing: episodic
Descriptive: moderate
Techniques: nested stories, repetition of character traits

Narrative Elements

Conflict: person vs society
Ending: happy
Magic: The barber's almost miraculous ability to revive the hunchback after a long period of apparent death.
the fishbone (symbol of a small, overlooked detail with large consequences)the barber's title 'The Silent' (ironic symbol of his true nature)

Cultural Context

Origin: Arabian
Era: timeless fairy tale

Part of 'One Thousand and One Nights' (Arabian Nights), a collection of Middle Eastern and South Asian stories and folk tales compiled during the Islamic Golden Age. The framing device of Scheherazade telling stories to delay her execution is central to the collection.

Plot Beats (14)

  1. The Sultan of Casgar is presented with a dead hunchback and four men (a tailor, a Jewish doctor, a purveyor, and a Christian merchant) each claiming the other is responsible for his death.
  2. The tailor begins his story, explaining how he brought the hunchback home to entertain his wife, and the hunchback choked on a fishbone.
  3. The tailor recounts how he and his wife, in a panic, placed the hunchback's body at the Jewish doctor's door.
  4. The Jewish doctor then recounts how he, also in a panic, placed the body at the purveyor's door.
  5. The purveyor, in turn, explains how he placed the body in the street, where the Christian merchant accidentally knocked it over.
  6. The tailor's story includes a lengthy digression about the Barber of Baghdad, whom he accuses of being a great talker, despite his self-proclaimed title of 'The Silent'.
  7. The barber's story details his accidental arrest with ten thieves, his silence saving him from execution, and his subsequent exile and return to Baghdad.
  8. The Sultan, amused by the barber's reputation and the stories, summons the barber to his court.
  9. The barber, a very old man, arrives and immediately questions the presence of the dead hunchback and the accused men, rather than telling stories.
  10. The Sultan allows the barber to hear the full story of the hunchback's death.
  11. The barber, after hearing the story, laughs uncontrollably and declares the hunchback is not dead.
  12. The barber examines the hunchback, extracts a fishbone from his throat, and revives him.
  13. The Sultan, overjoyed and impressed, pardons the four men, rewards them, and gives the barber a pension, keeping him at court.
  14. Scheherazade concludes the story for Sultan Schahriar, who is pleased and eager to hear more tales.

Characters

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The Barber

human elderly male

A very old man, possibly ninety years old, with a lean frame typical of advanced age. His skin is likely wrinkled and weathered from a long life.

Attire: While not explicitly detailed, he would likely wear practical, modest clothing suitable for a barber in Bagdad, possibly a simple tunic (qamis) and trousers (sirwal) made of cotton or linen, perhaps with a vest (sadriya) or a light outer robe (abaya) in muted colors. Given his later status, he might receive richer attire from the Sultan.

Wants: Initially, to clear his name and prove his innocence to the Caliph. Later, to help the 'lame young man' and then to solve the mystery of the 'dead' hunchback, driven by a desire to demonstrate his unique skills and wisdom.

Flaw: His excessive talkativeness, which often gets him into trouble or annoys others, despite his self-proclaimed title of 'The Silent One.' He can also be overly confident in his own abilities.

He begins as an exiled, misunderstood figure, known for his loquaciousness despite his chosen title. Through his actions, particularly saving the hunchback, he proves his worth and skill, earning respect, a pension, and a place of honor with the Sultan of Casgar, finally validating his 'silent' wisdom.

His snow-white beard and eyebrows, combined with his very long nose and drooping ears.

Verbose, quick-witted, persistent, observant, and surprisingly skilled. Despite claiming the title 'The Silent One,' he is a notorious talker. He is also compassionate and resourceful.

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Caliph Mostanser Billah

human adult male

A powerful and regal figure, likely of average to tall height and a dignified build, befitting a ruler of Bagdad.

Attire: He wears magnificent, flowing silk robes (thobe or dishdasha) in rich colors like deep blue or emerald green, possibly embroidered with gold thread. A jeweled turban (imamah) adorns his head, signifying his supreme authority. He might wear a wide, ornate sash (kamarband) and fine leather slippers.

Wants: To maintain order and justice in his realm, particularly by eradicating crime. He is also driven by curiosity and a desire for entertainment.

Flaw: Can be quick to anger or judgment, as seen when he initially orders the Barber's execution.

He serves as a catalyst for the Barber's initial adventure and banishment. He learns to appreciate the Barber's unique character, even if he banishes him for his talkativeness.

His magnificent, jewel-encrusted turban and flowing, richly embroidered robes.

Just, stern, but also capable of humor and admiration. He is decisive in judgment but open to reason and explanation, as shown by his reaction to the Barber's story.

👤

The Sultan of Casgar

human adult male

A dignified and powerful ruler, likely of a robust build, reflecting his position and prosperity.

Attire: He wears luxurious, richly colored silk robes (like a caftan or jubbah) in shades of crimson or purple, possibly with intricate gold embroidery. A grand, jeweled turban (imamah) or a crown is on his head. He might wear a heavy gold chain or pendant.

Wants: To seek justice, understand the truth behind the 'dead' hunchback, and to be entertained by stories.

Flaw: Initially prone to accepting superficial explanations, but quickly swayed by evidence.

He begins as a judge of a crime and transforms into an admirer and patron of the Barber, recognizing his unique talents.

His grand, jewel-encrusted turban and his expression of amused curiosity.

Curious, amused, just, and appreciative of skill and entertainment. He is open-minded enough to listen to long stories and to be convinced by demonstrations of ability.

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The Hunchback

human adult male

A small man with a pronounced hunchback. He is described as 'petit bossu' (little hunchback), suggesting a diminutive stature.

Attire: He wears simple, possibly colorful, garments suitable for a street entertainer, perhaps a tunic and trousers, possibly with a small vest, made of cotton or linen. He carries a tambourine.

Wants: To entertain and earn a living.

Flaw: His physical vulnerability (choking on a fish bone) and his tendency to drink too much.

He is 'killed' by a fish bone, leading to a series of misadventures for others, and is then miraculously revived by the Barber, becoming a symbol of the Barber's skill.

His pronounced hunchback and his tambourine.

Jovial, entertaining, and prone to drinking. He is a performer by trade, bringing joy to others.

Locations

Tigris Riverbank and River

transitional morning Warm, clear day during the Baïram festival

The edge of the Tigris River in Bagdad, where people embark on boats. The river itself is a pathway for travel.

Mood: Initially festive and bustling, then quickly becomes tense and foreboding.

The barber unknowingly boards a boat with ten thieves who are being transported to the Caliph's palace for execution.

Tigris River Riverbank Wooden boat (Mashoof or similar traditional Iraqi boat) Richly dressed men (the thieves) Police guards

Caliph Mostanser Billah's Palace Courtyard

outdoor morning Clear and warm, suitable for public gatherings

The exterior area of the Caliph's palace where public justice is dispensed. It is a formal and imposing space.

Mood: Authoritative, severe, and initially terrifying, then shifts to one of curiosity and amusement.

The barber is brought before the Caliph with the thieves and narrowly escapes execution, revealing his 'silent' nature to the Caliph.

Abbasid-era palace architecture Stone courtyard Caliph's throne/dais Executioner with a sword Guards Ten bodies and heads of the thieves The barber

Sultan of Casgar's Audience Chamber

indoor daytime (morning to afternoon) Implied pleasant indoor climate, typical of a palace in a warm region

A formal room within the Sultan's palace where he receives guests and dispenses justice. It is richly decorated and spacious.

Mood: Initially somber and judicial, then becomes curious, astonished, and finally joyful.

The barber is brought before the Sultan of Casgar and, after hearing the hunchback's story, miraculously revives him, earning the Sultan's admiration and a pension.

Sultan's throne Rich carpets and cushions Ornate Islamic architectural details (muqarnas, calligraphy) The dead hunchback's body Tailor, Jewish doctor, provisioner, Christian merchant The barber with his remedies