CXLIX NUIT

by Unknown · from Les mille et une nuits - Tome premier

fairy tale cautionary tale humorous Ages all ages 3353 words 15 min read
Cover: CXLIX NUIT

Adapted Version

CEFR A1 Age 5 793 words 4 min Canon 65/100

Once upon a time, in a busy city, lived a curious boy named Baki. He loved to play and meet new people.

Granny Elara spoke to Baki. "Lila likes a special game," she said. "She plays it when she is happy. You wear comfy play clothes. She runs very fast. You chase her. It is a fun game. She runs through the house. You must catch her. It is a little silly. She does this often. It makes her laugh. You will like it. You are fast. You will catch her easily." Baki listened well. He felt very excited to play.

Granny Elara smiled a big smile. "You are light," she said. "You are very quick. Lila is fast. But you are faster. You will catch her. It is no problem for you. You are a strong boy. Go on, Baki. Play the game now. You will win easily. Just run and run."

Baki felt a rush of excitement. He wanted to play the game now. He quickly went to his room. He took off his regular clothes. He put on his comfy play shirt. He put on his soft play pants. He was ready to run. He was ready to chase Lila. This game sounded like so much fun. He smiled a big smile.

Lila was ready too. She wore a light play dress. It was bright and airy. It moved when she moved. She looked like a dancing flower. She waited for Baki. Her eyes sparkled with fun. She was ready to start. The game was about to begin.

Lila giggled. She took a deep breath. Then she ran! She was very fast. Baki called, "Wait for me!" He ran after her. He tried to catch her. They ran through big rooms. House helpers saw them. They smiled. They knew this game. Lila was quick. Baki was quick too. The chase was on!

Lila ran faster. Baki ran faster too. She went down a long hallway. It was very long. Baki followed close behind. Then Lila turned a corner. She went into a shadowy path. It was not scary. But it was not bright. Baki kept running. He wanted to catch her.

Lila knew a secret way. She was very clever. She turned again. Then she was gone. Baki looked around. He was alone. The path was quiet now. It was a little dark. Where did Lila go? Baki felt a bit lost. He stood still. He listened. Only silence.

Baki saw a little light. It was ahead of him. He walked towards it. He hoped Lila was there. He pushed a door open. He stepped outside. He looked for Lila. But she was not there. The door closed behind him. *Click!* It made a soft sound.

Baki looked around him. He was not in the house. He was in a busy market street. Many people walked by. They carried baskets. They sold food. Baki wore only his play shirt. His play pants were gone. His face felt funny. He touched his cheek. There were funny smudges. Black lines were on his face. He felt a little silly.

The market people saw Baki. They saw his play shirt. They saw his smudged face. Some people giggled softly. They did not laugh meanly. A kind man came to Baki. "Hello, little one," he said. "Are you lost?" Baki nodded. The man smiled. He led Baki to a friendly donkey. "This donkey will help you," he said. "It will take you home." Baki climbed on the donkey.

The friendly donkey walked slowly. Baki rode on its back. They passed a big house. It was the Wise Elder's house. The kind man stopped the donkey. He spoke to the Elder. "This boy came from the big house," he said. "He was in his play clothes. His face has smudges. He seems lost." The Wise Elder listened. He looked at Baki.

The Wise Elder had kind eyes. He spoke in a soft voice. "Hello, Baki," he said. "You had a big adventure." Baki nodded slowly. "It is good to play," the Elder said. "It is good to have friends. But you must be careful. Always ask questions. Ask about new games. Ask about new friends. Make sure you understand. Make sure it is safe. Not all games are what they seem. Not all friends are truly kind."

Baki felt a little shy. But he understood. The Wise Elder was right. He had learned a big lesson. He thanked the kind man. He thanked the friendly donkey. He walked home. He thought about the game. He thought about Lila. He would be more careful now. He would ask questions first. He would make sure games were safe. He would choose his friends wisely. He was home.

Original Story 3353 words · 15 min read

CXLIX NUIT.

«La vieille, dit le barbier, continua de parler à Bakbarah: «Il ne vous reste plus, ajouta-t-elle, qu'une seule chose à faire, et ce n'est qu'une bagatelle. Vous saurez que ma maîtresse a coutume, lorsqu'elle a un peu bu comme aujourd'hui, de ne se pas laisser approcher par ceux qu'elle aime qu'ils ne soient nus en chemise. Quand ils sont en cet état, elle prend un peu d'avantage, et se met à courir devant eux par la galerie, et de chambre en chambre, jusqu'à ce qu'ils l'aient attrapée. C'est encore une de ses bizarreries. Quelque avantage qu'elle puisse prendre, léger et dispos comme vous êtes, vous aurez bientôt mis la main sur elle. Mettez-vous vite en chemise, déshabillez-vous sans faire de façons.»

«Mon bon frère en avait trop fait pour reculer. Il se déshabilla, et cependant la jeune dame se fit ôter sa robe et demeura en jupon pour courir plus légèrement. Lorsqu'ils furent tous deux en état de commencer la course, la jeune dame prit un avantage d'environ vingt pas, et se mit à courir d'une vitesse surprenante. Mon frère la suivit de toute sa force, non sans exciter les rires de toutes les esclaves, qui frappaient des mains. La jeune dame, au lieu de perdre quelque chose de l'avantage qu'elle avait pris d'abord, en gagnait encore sur mon frère: elle lui fit faire deux ou trois tours de galerie, et puis enfila une longue allée obscure, où elle se sauva par un détour qui lui était connu. Bakbarah, qui la suivait toujours, l'ayant perdue de vue dans l'allée, fut obligé de courir moins vite à cause le l'obscurité. Il aperçut enfin une lumière, vers laquelle ayant repris sa course, il sortit par une porte qui fut fermée sur lui aussitôt. Imaginez-vous s'il eut lieu d'être surpris de se trouver au milieu d'une rue de corroyeurs[55]. Ils ne le furent pas moins de le voir en chemise, les yeux peints de rouge, sans barbe et sans moustache. Ils commencèrent à frapper des mains, à le huer, et quelques-uns coururent après lui et lui cinglèrent les fesses avec des peaux. Ils l'arrêtèrent même, le mirent sur un âne qu'ils rencontrèrent par hasard, et le promenèrent par la ville, exposé à la risée de toute la populace.

«Pour comble de malheur, en passant devant la maison du juge de police, ce magistrat voulut savoir la cause de ce tumulte. Les corroyeurs lui dirent qu'ils avaient vu sortir mon frère dans l'état où il était, par une porte de l'appartement des femmes du grand vizir, qui donnait sur la rue. Là-dessus, le juge fit donner au malheureux Bakbarah cent coups de bâton sur la plante des pieds, et le fit conduire hors de la ville, avec défense d'y rentrer jamais.

«Voilà, commandeur des croyants, dis-je au calife Mostanser Billah, l'aventure de mon second frère que je voulais raconter à votre majesté. Il ne savait pas que les dames de nos seigneurs les plus puissants se divertissent quelquefois à jouer de semblables tours aux jeunes gens qui sont assez sots pour donner dans de semblables pièges.»

Scheherazade fut obligée de s'arrêter en cet endroit, à cause du jour qu'elle vit paraître. La nuit suivante elle reprit sa narration, et dit au sultan des Indes:

FIN du TOME PREMIER

[1] Premier ministre. La marque de sa dignité est le cachet de l'empire, que le sultan lui remet en l'investissant de sa charge. [2] Ce mot arabe signifie empereur ou seigneur; on donne ce titre à presque tous les souverains de l'Orient. [3] Le titre de sultane se donne à toutes les femmes des princes de l'Orient. Cependant le nom de sultane, tout court, désigne ordinairement la favorite. [4] Suivant les traditions des musulmans, il y a eu deux sortes de génies: les péris et les dives. Les premiers étaient bienfaisants; les dives, féroces et ennemis de l'homme. [5] L'ablution avant la prière est de précepte divin, dans la religion musulmane: « Ô vous, croyants! lorsque vous vous disposez à la prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu'aux coudes; baignez-vous la tête, et les pieds jusqu'à la cheville. » Un musulman doit faire sa prière cinq fois par jour: 1° Une heure avant le lever du soleil; 2° à midi; 3° à trois heures après midi; 4° au coucher du soleil; 5° une heure et demie après le coucher du soleil. En priant, le musulman se tourne toujours du côté de la Mecque. [6] La loi civile chez les mahométans reconnaît pour également légitimes les enfants qui proviennent de trois espèces de mariages permises par leur religion, suivant laquelle on peut licitement acheter, louer ou épouser une ou plusieurs femmes; de façon que si un homme a de son esclave un fils avant d'en avoir de son épouse, le fils de l'esclave est reconnu pour l'aîné, et jouit des droits d'aînesse à l'exclusion de celui de la femme légitime. [7] Nom des deux seules fêtes d'obligation que les musulmans aient dans leur religion. Ce sont des fêtes mobiles, qui, dans l'espace de trente-trois ans, tombent dans tous les mois de l'année, parce que l'année musulmane est lunaire. La première de ces fêtes arrive le premier de la lune qui suit celle du Ramazan, ou carême des mahométans. Ce Baïram dure trois jours, et tient tout à la fois de la pâque des Juifs, de notre carnaval et de notre premier jour de l'an. On immole des agneaux ou des boeufs, et c'est à cette cérémonie que la fête doit le nom de aïd el courbân (fête des sacrifices). Le petit Baïram (aïd saghir) est célébré le premier jour du mois de chawal, à l'occasion de la fin des jeûnes du Ramazan. [8] La prière est un des quatre grands préceptes de l'Alcoran. [9] Les musulmans reconnaissent quatre grands prophètes ou législateurs: Moïse, David, Jésus-Christ et Mahomet. [10] Les mahométans croient que Dieu donna à Salomon le don des miracles plus abondamment qu'à aucun autre avant lui: suivant eux, il commandait aux anges et aux démons; il était porté par les vents dans toutes les sphères et au-dessus des astres; les animaux, les végétaux et les minéraux lui parlaient et lui obéissaient; il se faisait enseigner par chaque plante quelle était sa propre vertu, et par chaque minéral à quoi il était bon de l'employer; il s'entretenait avec les oiseaux, et c'était d'eux dont il se servait pour faire l'amour à la reine de Saba, et pour lui persuader de le venir trouver. Toutes ces fables de l'Alcoran sont prises dans les Commentaires des Juifs. [11] Assaf, fils de Barakhia ou de Beloukia, ministre de Salomon. [12] Le mail ou jeu de paume à cheval, appelé tchogan par les Persans, se joue de la manière suivante: La balle est jetée au milieu de la place, et les joueurs, partagés en deux troupes, le mail à la main, courent après au galop pour la frapper. [13] Cette histoire et la suivante sont tirées du roman de Sendabad ou Syntipas. [14] Émir signifie chef, comandant. [15] Calife ou khalife (khalifah) est un mot arabe qui signifie vicaire, et sous lequel sont désignés les souverains de l'empire des Arabes, successeurs de Mahomet. [16] L'usage du vin est interdit par la religion musulmane. [17] Les calenders, ou kalenderis, sont des derviches dont la vie religieuse n'est généralement pas approuvée des musulmans. [18] Haroun, surnommé Alraschid, le Juste, est un des plus célèbres princes de la dynastie des Abbassides, dont il est le cinquième calife. [19] Giafar, l'un des membres les plus célèbres de la famille des Barmécides, était le favori de Haroun Alraschid, et portait, comme son père Yahya, le titre de vizir. [20] Moussoul, ville de la Mésopotamie qui fait aujourd'hui partie des possessions du grand seigneur. Elle possède des fabriques de toile de coton qui, de son nom, ont pris celui de mousseline. [21] Khan ou caravansérail, bâtiment qui sert d'hôtellerie en Orient, et où les caravanes sont reçues gratuitement ou pour un prix modique. [22] Frapper quelqu'un sur la bouche avec un soulier, c'est lui infliger un châtiment ignominieux. Cet usage, qui subsiste encore aujourd'hui, paraît fort ancien dans l'Orient. [23] Commandeur des croyants, ou prince des fidèles, en arabe Émir-almoumenin; c'est de ce nom que nos anciens historiens ont fait celui de Miramolin. [24] Bagdad, ville fondée par Almansour, second calife de la dynastie des Abbassides. Ce prince, dégoûté du séjour de la ville de Haschemiah près de Coufah, où des rebelles étaient venus l'assiéger dans son château, résolut de bâtir une ville où il fût plus en sûreté. Après avoir choisi, d'après le conseil de ses astrologues, un jour et un moment heureux, il jeta les fondements de sa capitale dans une campagne située sur les bords du Tigre, et que Chosroès- Nourschirvan avait donnée autrefois en apanage à une de ses femmes. Cette princesse y avait fait bâtir une chapelle dédiée à une idole nommée Bag, et avait en même temps donné à cette campagne le nom de Bagdad, ce qui signifie en persan le don de Bag. Bagdad, comme toute la province de l'Irac-Araby, dont elle est la principale ville, appartient aujourd'hui au Grand-Seigneur. [25] L'Alcoran, ou, plus exactement, le Coran, mot arabe qui signifie lecture, est le recueil des prétendues révélations faites à Mahomet par le Très-Haut au moyen de l'entremise de l'ange Gabriel. Il se compose de cent quatorze chapitres, ou surates, que le prophète des Arabes publia successivement, faisant croire à ses disciples que l'ange Gabriel lui remettait par portions ce livre qui était sorti complet des mains de Dieu. La première révélation est séparée de la dernière par un espace de vingt-trois ans. Le prophète avait quarante ans lorsqu'il annonça avoir reçu la première visite de l'ange Gabriel; ces visites continuèrent jusqu'à la mort de Mahomet, et il dictait à un secrétaire les différents chapitres du saint livre à mesure que l'envoyé de Dieu les lui apportait. L'art de l'écriture était encore rare à cette époque, et il ne paraît pas que Mahomet ait su écrire. [26] La religion musulmane est fondée sur le pur déisme; ses sectateurs la divisent en deux branches, dont l'une est appelée la foi, et l'autre le culte ou la pratique. La foi consiste dans la croyance au symbole suivant: Il n'y a qu'un Dieu, et Mahomet est le prophète de Dieu. [27] Talisman ou thelesmân, nom que les Orientaux donnent à toute pierre précieuse gravée sous l'influence d'une constellation, et portant des caractères et des emblèmes empruntés aux sciences occultes. [28] Pabouche ou babouche, mot qui n'est qu'une légère altération du persan païpousche, qui signifie soulier. Les babouches sont des espèces de mules. [29] Les chats ne sont point regardés par les musulmans comme des animaux immondes. « On assure même, dit M. Marcel, que Mahomet aimait beaucoup les chats, et on raconte qu'un jour une chatte favorite s'étant endormie sur un pan de la robe du prophète, lorsque l'heure de la prière fut annoncée, il se décida à couper le morceau d'étoffe sur lequel l'animal s'était endormi, afin de ne point interrompre ce sommeil paisible en se levant pour vaquer à ses fonctions religieuses. » (Contes du Cheikh Élmohdy Vol.III) [30] Le mot scheikh signifie vieillard, mais il a pris la même extension que le mot latin senior, dont on a fait seigneur. Le titre de vieux de la montagne, donné par nos historiens des croisades aux chefs des Ismaéliens, ou assassins, dérive tout simplement d'une traduction trop littérale des mots scheikh al gebel, qui signifient seigneur de la montagne. Le chef des Ismaéliens était ainsi nommé parce qu'il habitait le château d'Alamout, situé au sommet d'une montagne. [31] Le jeu des échecs est une invention indienne. Les Persans conviennent que ce jeu leur fut apporté de l'Inde dans le sixième siècle de notre ère. Il est probable que le mot échecs vient du persan schah, qui signifie roi; les Persans, pour dire échec et mat, se servent de l'expression schah mat, le roi est mort. [32] Agib, en arabe, signifie merveilleux. [33] L'incident de la montagne d'aimant se retrouve dans un poème en vers allemands intitulé Histoire du duc Ernest de Bavière, et qui a pour auteur Henri de Veldeck, poète qui écrivait à la fin du douzième siècle. Le conte de la montagne d'aimant, dont l'origine orientale est incontestable, paraît avoir plu singulièrement aux romanciers du moyen-âge. [34] Le roc, ou rokh, est un oiseau merveilleux qui n'a jamais existé, selon toute apparence, que dans l'imagination des conteurs arabes, qui lui font jouer un grand rôle dans leurs récits. Le roc, d'après leurs récits fabuleux, a la forme de l'aigle; mais il est assez grand et assez fort pour enlever l'éléphant. Parvenu à une grande hauteur, l'oiseau géant laisse tomber l'animal, qui se brise dans la chute, et le roc s'abat pour en faire sa proie. [35] L'histoire de Zobéide n'est pas sans quelque ressemblance avec une des histoires précédentes, celle du vieillard et des deux chiens noirs. [36] Amin succéda à son père Haroun Alraschid en l'année 193 de l'hégire (809 de J.-C.). À peine fut-il sur le trône, qu'il s'abandonna sans réserve à ses passions dominantes, celles du vin et des femmes, et se livra à des actes impolitiques qui dénotaient son incapacité. Il fut assassiné par l'ordre d'un des généraux de Mamoun, son frère. Il était âgé de vingt-huit ans et en avait régné cinq. [37] Mamoun, l'un des plus célèbres califes de la dynastie des Abbassides, succéda en l'année 198 de l'hégire (813 de J.-C.) à son frère Amin, et occupa le trône pendant plus de vingt ans. Il mourut en l'année 218 de l'hégire (833 de J.-C.), à l'âge de 48 ans. [38] La famille des Barmécides, dont Giafar, ministre de Haroun, est un des membres les plus célèbres, s'est acquis en Orient, par ses richesses et sa générosité, une renommée que la terrible catastrophe qui a mis fin à tant de prospérité n'a pas manqué d'augmenter. Les Barmécides, ou mieux Barmékides, étaient originaires de Balk, et d'une naissance illustre. Cette grande catastrophe eut lieu le 1er safar 187 (29 janvier 803). Giafar eut la tête tranchée. L'ordre fut donné aussitôt d'arrêter le père et les frères de Giafar avec toute leur famille, et ils furent envoyés à Rakka en Mésopotamie, où ils finirent leurs jours dans la captivité. [39] Noureddin signifie, en arabe, la lumière de la religion; et Bedreddin, la pleine lune de la religion. [40] C'est-à-dire le soleil de la religion. (Galland.) [41] Mohammed ou Mahomet est le nom que portait le fondateur de l'islamisme, et les dévots musulmans s'honorent de porter le même nom que leur prophète. « Le préjugé est si général, dit M. Reinaud, que ceux qui sont ainsi appelés passent pour des êtres privilégiés. À Constantinople, lorsque l'état est en danger, le sultan fait choix de quatre-vingt-douze musulmans du nom de Mohammed, et les charge de réciter certains chapitres de l'Alcoran; il s'imagine par là assurer le salut de l'empire. » [42] Bedreddin, ce mot signifie la pleine lune de la religion. [43] Tous les Orientaux couchent en caleçon, et cette circonstance est nécessaire pour la suite. [44] La célèbre mosquée des Ommiades, l'un des plus beaux édifices de l'Asie, fut élevée par ordre du calife Walid Ier, qui en fit jeter les fondements sur les ruines de l'ancienne église de Saint-Jean-Baptiste. Douze mille ouvriers travaillèrent pendant quinze ans à ce magnifique édifice, et il coûta cinq millions six cent mille dinars (cinquante-six millions de francs). Les architectes les plus habiles des états du calife et de l'empire grec y furent employés. Six cents lampes suspendues par des chaînes d'or y répandaient un tel éclat qu'elles causaient aux musulmans des distractions; aussi furent-elles dans la suite remplacées par des lampes de fer. [45] Cette prière se fait en tout temps, deux heures et demie avant le coucher du soleil. [46] Le sorbet ou scherbet, comme prononcent les Arabes, est une boisson composée de jus de citron ou d'autres fruits, de sucre et d'eau, dans laquelle on fait dissoudre quelques pâtes parfumées. [47] Les mahométans donnent ordinairement ce nom aux eunuques noirs. [48] Échantillon, morceau de quelque chose qui est à vendre, et dont on veut faire voir la qualité. [49] Dans les principales villes de Turquie marchés publics, espèces de halles couvertes. [50] Le baume de la Mecque est le suc résineux d'un arbre de la famille des térébinthacées, appelé par Linné amyris gileadensis. Le baume de la Mecque coule naturellement de l'arbre pendant les chaleurs de l'été, sous forme de petites gouttelettes résineuses dont on aide la sortie par des incisions. Ce baume, regardé comme le plus précieux, est réservé aujourd'hui pour le grand seigneur et pour les pachas, etc. [51] Le lieu public dans les villes du Levant où logent les étrangers. [52] Mostanser Billah, trente-sixième calife Abbasside, monta sur le trône en 1226 de notre ère (623 de l'hégire). Ce prince, l'un des meilleurs de sa dynastie, se recommande par sa justice et par une libéralité extraordinaire. Un jour qu'il visitait les trésors amassés par ses ancêtres, frappé d'étonnement à la vue d'une citerne remplie d'or, il s'écria: « Que ne puis-je vivre assez pour faire un bon emploi de ces richesses si longtemps enfouies! - Seigneur, répondit un des courtisans, votre aïeul Naser formait le voeu contraire. Voyant qu'il s'en fallait de deux brasses que cette citerne ne fût comble, il souhaitait de vivre assez pour la voir entièrement pleine. On rapporte que pendant les nuits du mois de ramadan, qui est consacré à un jeune sévère, il faisait dresser dans les rues de Bagdad des tables bien servies, auxquelles tous les Musulmans pouvaient venir s'asseoir. Le trait suivant offre un exemple de libéralité portée jusqu'à la profusion. Mostanser ayant un jour aperçu du haut de son palais des hardes étendues sur les terrasses d'un grand nombre de maisons, en demanda le motif, et apprit que les vêtements qu'il voyait étaient ceux de plusieurs habitants de Bagdad qui les avaient lavés et mis sécher, afin de solenniser la fête du Baïram. « Est-il possible, dit le calife, qu'il y ait parmi mes sujets un si grand nombre de personnes n'ayant pas les moyens de s'acheter un habit pour fêter le Baïram? » Aussitôt il fit venir des orfèvres, et leur ordonna de faire une certaine quantité de balles d'or, que le calife et ses courtisans lancèrent avec des arbalètes sur toutes les terrasses où on voyait des vêtements étendus. Mostanser mourut en 1242 de J.-C. (640 de l'hégire), âgé de cinquante et un ans. [53] Personne qui a perdu une ou plusieurs dents de devant. [54] Chiquenaude sur le nez. [55] Artisan dont le métier est d'adoucir des cuirs et leur donner le dernier apprêt.

End of Project Gutenberg's Les mille et une nuits - Tome premier, by Anonymous

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Story DNA

Moral

Be wary of strangers and unexpected invitations, as they may lead to traps and severe consequences.

Plot Summary

Bakbarah is tricked by a lady and an old woman into undressing for a game of chase. The lady leads him through a house and into a dark alley, where she escapes, leaving him locked out in a street of tanners. The tanners mock, beat, and parade him through the city. A police judge, learning he emerged from the Grand Vizier's women's quarters, orders him to be severely beaten and banished from the city, serving as a cautionary tale about falling for such traps.

Themes

deceptionnaivetyhumiliationconsequences

Emotional Arc

excitement to humiliation

Writing Style

Voice: third person omniscient
Pacing: brisk
Descriptive: moderate
Techniques: nested stories, direct address to reader

Narrative Elements

Conflict: person vs person
Ending: tragic
the shirt (symbol of vulnerability and humiliation)the tanners' street (symbol of public exposure and low status)

Cultural Context

Origin: Arabian
Era: timeless fairy tale

This story is part of The Arabian Nights (One Thousand and One Nights), a collection of Middle Eastern folk tales compiled during the Islamic Golden Age. The specific cultural details reflect medieval Islamic society.

Plot Beats (13)

  1. An old woman tells Bakbarah that the lady he is with has a custom of chasing her lovers while they are naked in their shirts.
  2. The old woman assures Bakbarah that he, being light and agile, will easily catch the lady.
  3. Bakbarah, feeling he has gone too far to refuse, undresses.
  4. The young lady also undresses to a petticoat for the chase.
  5. The lady takes a twenty-step lead and runs with surprising speed, with Bakbarah following, to the amusement of the slaves.
  6. The lady gains even more on Bakbarah, leading him through the gallery and into a long, dark alley.
  7. She escapes through a known detour, leaving Bakbarah to lose sight of her in the darkness.
  8. Bakbarah follows a light and exits through a door that is immediately locked behind him.
  9. He finds himself in the middle of a tanners' street, naked except for his shirt, with painted eyes and no beard or mustache.
  10. The tanners mock him, beat him with hides, and force him onto an ass to parade him through the city.
  11. Passing the police judge's house, the tanners explain that Bakbarah emerged from the Grand Vizier's women's quarters in that state.
  12. The judge orders Bakbarah to receive one hundred blows on the soles of his feet.
  13. Bakbarah is then driven out of the city and forbidden to ever return.

Characters

👤

Bakbarah

human young adult male

Slender and agile build, with a youthful appearance. He is described as 'léger et dispos' (light and nimble). At the end of his ordeal, his eyes are painted red, and he is without a beard or mustache, suggesting a clean-shaven or youthful face.

Attire: Initially dressed in typical attire for a young man of the era, which he removes to be 'en chemise' (in a shirt/undershirt). This undershirt is likely a simple, loose-fitting white or off-white linen garment, common in the Middle East.

Wants: To win the affection or favor of the young lady, driven by youthful infatuation and a desire for adventure.

Flaw: His naivety and susceptibility to elaborate pranks, leading him into a humiliating trap.

He begins as an eager suitor and ends up publicly humiliated, beaten, and banished, learning a harsh lesson about the dangers of trusting strangers and falling for elaborate tricks.

A young man in a simple white undershirt, with red-painted eyes, being paraded through the streets on an ass.

Gullible, eager to please, somewhat naive, easily manipulated, resilient in the face of physical challenges (running).

👤

The Young Lady

human young adult female

Graceful and swift, capable of surprising speed. She is described as light and quick, suggesting a slender build. Her beauty is implied to be a key part of her allure.

Attire: Initially wears a 'robe' (dress), which she removes to run 'en jupon' (in a petticoat or underskirt). This jupon would be a light, flowing garment, likely made of fine silk or linen, possibly embroidered, allowing for ease of movement. Her initial robe would be of luxurious fabric, befitting her status as a lady in the grand vizier's household.

Wants: To entertain herself by playing a cruel trick on a naive suitor, a common pastime for ladies of high status in some tales.

Flaw: Her cruelty and enjoyment of others' humiliation.

Remains unchanged, successfully executing her prank and maintaining her position of power and amusement.

A beautiful young woman in a flowing, light underskirt, running with exceptional speed and a mischievous smile.

Playful, cunning, mischievous, cruel, enjoys elaborate pranks at others' expense, manipulative.

👤

The Old Woman

human elderly female

Not explicitly described, but her role as an accomplice suggests a discreet and perhaps unassuming appearance, allowing her to move unnoticed or be trusted. Likely has the physical signs of age.

Attire: Modest, traditional attire for an elderly servant or confidante in an Arabian household, perhaps a dark, simple abaya or a long, loose dress with a head covering.

Wants: To serve her mistress and facilitate her amusement, possibly for personal gain or out of loyalty.

Flaw: Her complicity in the cruel pranks of her mistress.

Remains unchanged, a consistent enabler of her mistress's schemes.

An elderly woman with a knowing, slightly sly expression, speaking persuasively.

Cunning, deceptive, loyal to her mistress, manipulative, enjoys participating in the prank.

👤

The Judge of Police

human adult male

Likely a man of authority, suggesting a dignified or imposing presence, possibly with a robust build.

Attire: Formal robes of office, likely made of fine wool or silk in dark, rich colors, possibly with a turban, signifying his authority.

Wants: To maintain law and order and uphold the reputation of the grand vizier's household.

Flaw: His rigid adherence to rules and lack of investigation into the full circumstances, leading to an unfair punishment.

Appears briefly to dispense punishment, remaining a figure of stern authority.

A stern-faced magistrate in formal robes, holding a staff of office.

Strict, unyielding, concerned with public order, quick to administer justice (or punishment).

👤

The Caliph Mostanser Billah

human adult male

A powerful ruler, likely with a regal and dignified appearance. Historical notes describe him as just and liberal, suggesting a benevolent but firm countenance. He was 51 when he died, so likely appears middle-aged.

Attire: Exquisite royal attire, such as a flowing silk thobe or kaftan, richly embroidered with gold thread and precious stones, a jeweled turban, and possibly a ceremonial sash. Colors would be vibrant and luxurious.

Wants: To be entertained and informed by the stories told to him.

Flaw: Not applicable in this snippet.

Remains a constant, appreciative audience for the stories.

A majestic caliph in opulent robes and a jeweled turban, seated on a throne.

Attentive, discerning, a patron of stories, just (as per historical notes, though not directly shown in this snippet).

👤

Scheherazade

human young adult female

Not explicitly described in this snippet, but traditionally depicted as beautiful and intelligent, with a captivating presence. She is the storyteller, so her appearance would be engaging.

Attire: Elegant and modest attire, perhaps a flowing silk dress or a richly embroidered tunic and trousers, befitting her status as a queen and storyteller, but not overly ostentatious to distract from her tales.

Wants: To save her own life and the lives of other women by continuously telling engaging stories to the Sultan.

Flaw: Her life is constantly at risk, dependent on her storytelling prowess.

Her arc is ongoing throughout the entire collection of stories, as she continually strives to survive and eventually soften the Sultan's heart.

A beautiful woman with an intense, captivating gaze, mid-storytelling.

Intelligent, resourceful, captivating, eloquent, strategic, resilient.

Locations

Grand Vizier's Palace - Gallery and Chambers

indoor night Implied warm, indoor climate typical of a grand palace in the Middle East.

A lavish interior space within the Grand Vizier's palace, featuring a long gallery connecting multiple chambers. The architecture would be in the Abbasid style, with intricate geometric tile mosaics, possibly muqarnas vaults, and rich textiles. The floors might be polished marble or fine carpets. The atmosphere is initially playful and seductive, then becomes frantic and confusing.

Mood: Playful, seductive, then chaotic and disorienting.

Bakbarah chases the young lady through the palace, leading to his eventual entrapment.

Long gallery Multiple chambers Running figures (Bakbarah and the lady) Laughing slave girls Ornate Abbasid architectural details Geometric tile mosaics

Grand Vizier's Palace - Obscure Alley Exit

transitional night Cooler night air, possibly humid.

A long, dark, narrow alleyway, likely a service passage or a less-frequented part of the palace grounds, leading to an inconspicuous door that opens directly onto a public street. The alley would be unadorned, possibly with rough stone walls or mud-brick, contrasting sharply with the opulence inside. The darkness is a key feature, obscuring the exit.

Mood: Mysterious, confusing, leading to a sudden, jarring revelation.

Bakbarah is led into this dark alley, loses sight of the lady, and is abruptly ejected from the palace.

Long, obscure alley Darkness Small, hidden door Light at the end of the alley Rough stone or mud-brick walls

Street of the Tanners (Baghdad)

outdoor night Warm, dry night, typical of a Mesopotamian city.

A bustling street in Baghdad, specifically known for tanners. This implies a strong, pungent odor of curing hides, and visual elements like drying animal skins, vats of dyes, and the tools of the trade. The street would be paved with cobblestones or packed earth, lined with shops and workshops, likely made of mud-brick or stone with wooden awnings. The atmosphere is initially chaotic and mocking, then becomes hostile.

Mood: Chaotic, mocking, hostile, humiliating.

Bakbarah emerges naked into this street, is ridiculed, assaulted by tanners, and paraded through the city.

Tanners' workshops Drying animal hides Vats of dyes Cobblestone street Crowd of jeering people Donkey Police judge's house