CXXVIII NUIT
by Unknown · from Les mille et une nuits - Tome premier
Adapted Version
Ahmed lived in Moussoul, a far land. He loved to listen to stories.
Ahmed sat with Ahmed's Father and Ahmed's Uncles. They talked after prayer. They talked about many lands. These lands were very far away. They sounded fun. It was a good talk.
One uncle liked Egypt. Ahmed's Father liked Egypt too. He said Egypt was very good. The Nile River was great. Big blocks stood tall there. The land was rich. It made people happy. It was a special place.
Ahmed heard these words. He wanted to see Egypt. He wanted to go there very much. It was his big dream. He thought about it.
Ahmed's Uncles liked the idea. They wanted to go to Egypt. They would sell goods there. Ahmed's Father said yes. This was a big plan.
Ahmed went to Ahmed's Father. He asked to go too. He had tears in his eyes. He wanted to sell things. "Please, let me go," he said. He wanted to help. He hoped his father would agree.
Ahmed's Father said no. "You are too young." Ahmed felt sad. But then his father said, "Go to Damascus." Ahmed agreed. He would go to Damascus.
Ahmed left Moussoul. He went with his father. He went with his uncles. They traveled many days. They saw many lands. At last, they came to Damascus. It was a long trip.
Damascus was very pretty. Ahmed saw big gardens. The city looked like a dream. He liked it very much. He felt happy there.
Ahmed's Uncles helped him. They sold his goods. Ahmed made much money. He was now rich. This made him happy. He had many coins.
Ahmed's Father left. Ahmed's Uncles left too. They went to Egypt. Ahmed stayed in Damascus. He was now alone. He missed them.
Ahmed was smart with his money. He found a big house. It was very nice. He bought nice things for it. He hired helpers too. The house was grand.
Ahmed lived a good life. He met new friends. He waited for his father. He was calm and happy. No big worries came. Life was calm.
One day, Ahmed sat at his door. A lady came to him. She wore nice clothes. She asked, "Do you sell cloth?" She did not wait. She walked into his house. Ahmed was surprised.
Original Story
CXXVIII NUIT.
Le lendemain, Scheherazade reprenant la suite de son discours de la nuit précédente: Le médecin juif, dit-elle, continuant de parler au sultan de Casgar: «Le jeune homme de Moussoul, ajouta-t- il, poursuivit ainsi son histoire:
«J'étais déjà grand, et je commençais à fréquenter le monde, lorsqu'un vendredi je me trouvai à la prière de midi avec mon père et mes oncles dans la grande mosquée de Moussoul. Après la prière, tout le monde se retira, hors mon père et mes oncles, qui s'assirent sur le tapis qui régnait par toute la mosquée. Je m'assis aussi avec eux, et, s'entretenant de plusieurs choses, la conversation tomba insensiblement sur les voyages. Ils vantèrent les beautés et les singularités de quelques royaumes et de leurs villes principales; mais un de mes oncles dit que si l'on en voulait croire le rapport uniforme d'une infinité de voyageurs, il n'y avait pas au monde un plus beau pays que l'Égypte et le Nil, et ce qu'il en raconta m'en donna une si grande idée que dès ce moment je conçus le désir d'y voyager. Ce que mes autres oncles purent dirent pour donner la préférence à Bagdad et au Tigre, en appelant Bagdad le véritable séjour de la religion musulmane et la métropole de toutes les villes de la terre, ne firent pas la même impression sur moi. Mon père appuya le sentiment de celui de ses frères qui avait parlé en faveur de l'Égypte, ce qui me causa beaucoup de joie: «Quoiqu'on en veuille dire, s'écria-t-il, qui n'a pas vu l'Égypte n'a pas vu ce qu'il y a de plus singulier au monde! La terre y est toute d'or, c'est-à-dire si fertile qu'elle enrichit ses habitants. Toutes les femmes y charment ou par leur beauté ou par leurs manières agréables. Si vous me parlez du Nil y a-t-il un fleuve plus admirable! Quelle eau fut jamais plus légère et plus délicieuse! Le limon même qu'il entraîne avec lui dans son débordement n'engraisse-t-il pas les campagnes, qui produisent sans travail mille fois plus que les autres terres, avec toute la peine que l'on prend à les cultiver! Écoutez ce qu'un poète obligé d'abandonner l'Égypte, disait aux Égyptiens: «Votre Nil vous comble tous les jours de biens, c'est pour vous uniquement qu'il vient de si loin. Hélas! en m'éloignant de vous, mes larmes vont couler aussi abondamment que ses eaux: vous allez continuer de jouir de ses douceurs, tandis que je suis condamné à m'en priver malgré moi.»
«Si vous regardez, ajouta mon père, du côté de l'île que forment les deux branches du Nil les plus grandes, quelle variété de verdure! quel émail de toutes sortes de fleurs! Quelle quantité prodigieuse de villes, de bourgades, de canaux et de mille autres objets agréables! Si vous tournez les yeux de l'autre côté, en remontant vers l'Éthiopie, combien d'autres sujets d'admiration! Je ne puis mieux comparer la verdure, de tant de campagnes arrosées par les différents canaux de l'île, qu'à des émeraudes brillantes enchâssées dans de l'argent. N'est-ce pas la ville de l'univers la plus vaste, la plus peuplée et la plus riche que le grand Caire? Que d'édifices magnifiques, tant publics que particuliers! Si vous allez jusqu'aux pyramides, vous serez saisis d'étonnement, vous demeurerez immobiles à l'aspect de ces masses de pierres d'une grosseur énorme qui s'élèvent jusqu'aux cieux: vous serez obligés d'avouer qu'il faut que les Pharaons, qui ont employé à les construire tant de richesses et tant d'hommes, aient surpassé tous les monarques qui sont venus après eux non-seulement en Égypte, mais sur la terre même, en magnificence et en invention, pour avoir laissé des monuments si dignes de leur mémoire. Ces monuments, si anciens que les savants ne sauraient convenir entre eux du temps qu'on les a élevés, subsistent encore aujourd'hui et dureront autant que les siècles. Je passe sous silence les villes maritimes du royaume d'Égypte, comme Damiette, Rosette, Alexandrie, où je ne sais combien de nations vont chercher mille sortes de grains et de toiles et mille autres choses pour la commodité et les délices des hommes. Je vous en parle avec connaissance: j'y ai passé quelques années de ma jeunesse, que je compterai tant que je vivrai pour les plus agréables de ma vie.»
Scheherazade parlait ainsi lorsque la lumière du jour, qui commençait à naître, vint frapper ses yeux. Elle demeura aussitôt dans le silence; mais sur la fin de la nuit suivante, elle reprit le fil de son discours de cette sorte:
CXXIX NUIT.
«Mes oncles n'eurent rien à répliquer à mon père, poursuivit le jeune homme de Moussoul, et demeurèrent d'accord de tout ce qu'il venait de dire du Nil, du Caire et de tout le royaume d'Égypte. Pour moi, j'en eus l'imagination si remplie que je n'en dormis pas la nuit. Peu de temps après, mes oncles firent bien connaître eux- mêmes combien ils avaient été frappés du discours de mon père. Ils lui proposèrent de faire tous ensemble le voyage d'Égypte. Il accepta la proposition, et comme ils étaient de riches marchands, ils résolurent de porter avec eux des marchandises qu'ils y pussent débiter. J'appris qu'ils faisaient les préparatifs de leur départ: j'allai trouver mon père, je le suppliai les larmes aux yeux de me permettre de l'accompagner, et de m'accorder un fonds de marchandises pour en faire le débit moi-même. «Vous êtes encore trop jeune, me dit-il, pour entreprendre le voyage d'Égypte: la fatigue en est trop grande, et de plus je suis persuadé que vous vous y perdriez.» Ces paroles ne m'ôtèrent pas l'envie de voyager. J'employai le crédit de mes oncles auprès de mon père, dont ils obtinrent enfin que j'irais seulement jusqu'à Damas, où ils me laisseraient pendant qu'ils continueraient leur voyage jusqu'en Égypte: «La ville de Damas, dit mon père, a aussi ses beautés, et il faut qu'il se contente de la permission que je lui donne d'aller jusque-là.» Quelque désir que j'eusse de voir l'Égypte, après ce que je lui en avais ouï dire, il était mon père, je me soumis à sa volonté.
«Je partis donc de Moussoul avec mes oncles et lui. Nous traversâmes la Mésopotamie; nous passâmes l'Euphrate, nous arrivâmes à Alep, où nous séjournâmes peu de jours, et de là nous nous rendîmes à Damas, dont l'abord me surprit très-agréablement. Nous logeâmes tous dans un même khan: je vis une ville grande, peuplée, remplie de beau monde et très-bien fortifiée. Nous employâmes quelques jours à nous promener dans tous ces jardins délicieux qui sont aux environs, comme nous le pouvons voir d'ici, et nous convînmes que l'on avait raison de dire que Damas était au milieu d'un paradis. Mes oncles enfin songèrent à continuer leur route: ils prirent soin auparavant de vendre mes marchandises, ce qu'ils firent si avantageusement pour moi que j'y gagnai cinq cents pour cent: cette vente produisit une somme considérable, dont je fus ravi de me voir possesseur.
«Mon père et mes oncles me laissèrent donc à Damas et poursuivirent leur voyage. Après leur départ, j'eus une grande attention à ne pas dépenser mon argent inutilement. Je louai néanmoins une maison magnifique: elle était toute de marbre, ornée de peintures à feuillages d'or et d'azur; elle avait un jardin où l'on voyait de très-beaux jets d'eau. Je la meublai, non pas à la vérité aussi richement que la magnificence du lieu le demandait, mais du moins assez proprement pour un jeune homme de ma condition. Elle avait autrefois appartenu à un des principaux seigneurs de la ville nommé Modoun Abdalrahim, et elle appartenait alors à un riche marchand joaillier, à qui je n'en payais que deux scherifs par mois. J'avais un assez grand nombre de domestiques; je vivais honorablement, je donnais quelquefois à manger aux gens avec qui j'avais fait connaissance, et quelquefois j'allais manger chez eux. C'est ainsi que je passais le temps à Damas en attendant le retour de mon père: aucune passion ne troublait mon repos, et le commerce des honnêtes gens faisait mon unique occupation.
«Un jour, que j'étais assis à la porte de ma maison et que je prenais le frais, une dame fort proprement habillée, et qui paraissait fort bien faite, vint à moi et me demanda si je ne vendais pas des étoffes. En disant cela, elle entra dans le logis.»
En cet endroit, Scheherazade voyant qu'il était jour, se tut, et la nuit suivante elle reprit la parole dans ces termes:
Story DNA
Plot Summary
In a story told by Scheherazade, a young man from Moussoul is captivated by his father's vivid descriptions of Egypt's wonders. Despite his father's initial reluctance due to his youth, the young man convinces his family to let him join their trading voyage, though only as far as Damascus. In Damascus, he profitably sells his goods, settles into a magnificent house, and lives a respectable life while awaiting his family's return. The narrative ends on a cliffhanger as a mysterious lady approaches him at his door, asking if he sells fabrics, and enters his home.
Themes
Emotional Arc
anticipation to contentment
Writing Style
Narrative Elements
Cultural Context
The story is nested within the larger framework of 'One Thousand and One Nights,' where Scheherazade tells stories to the Sultan to save her life. The descriptions of trade, travel, and city life reflect aspects of medieval Islamic society.
Plot Beats (14)
- Scheherazade continues the story of the Jewish physician, who recounts the tale of the young man from Moussoul.
- The young man attends prayer with his father and uncles, who then discuss the wonders of various lands.
- One uncle praises Egypt, and the father enthusiastically supports this, describing its fertility, the Nile, Cairo, and the pyramids in great detail.
- The father's vivid description instills in the young man an intense desire to visit Egypt.
- The uncles are convinced by the father's words and propose a trading voyage to Egypt, which the father accepts.
- The young man tearfully pleads with his father to join the expedition and be given merchandise to sell.
- His father initially refuses, citing his youth, but eventually agrees to let him travel as far as Damascus, where he must stay.
- The group travels from Moussoul, through Mesopotamia, past the Euphrates, to Aleppo, and finally arrives in Damascus.
- The young man is impressed by Damascus's beauty and its surrounding gardens.
- His uncles sell his merchandise for him, yielding a 500% profit, making him wealthy.
- His father and uncles leave him in Damascus to continue their journey to Egypt.
- The young man prudently manages his money, rents a magnificent house, furnishes it, and hires servants.
- He lives a respectable life in Damascus, socializing and awaiting his father's return, free from troubling passions.
- One day, while sitting at his door, a well-dressed lady approaches him, asks if he sells fabrics, and enters his house.
Characters
Scheherazade
Slender and graceful, with features considered beautiful in her culture, likely of Persian or Arabian descent. Her posture is elegant and composed, reflecting her intelligence and royal status.
Attire: Richly embroidered silk robes (likely a caftan or similar garment) in deep jewel tones like sapphire or emerald, often adorned with gold thread and delicate beadwork. She wears fine, but not ostentatious, jewelry, such as a delicate gold necklace or earrings. The fabric would be soft and flowing, indicative of her high status.
Wants: To survive each night and ultimately to soften the Sultan's heart, ending his cruel practice of executing his wives.
Flaw: Her life is constantly at risk, dependent on her ability to entertain and intrigue the Sultan.
Through her nightly tales, she gradually transforms the Sultan's heart and mind, proving her wisdom and worth, and ultimately saving her own life and the lives of countless other women.
Intelligent, resourceful, captivating, resilient, and strategic. She uses her wit and storytelling prowess to survive.
The Young Man of Moussoul
A young man of average height and build, with features typical of someone from Moussoul (Mesopotamian/Arabian descent). He is well-groomed and carries himself with the confidence of someone from a prosperous family.
Attire: Initially, simple but well-made garments suitable for a merchant's son, likely a tunic and trousers made of linen or cotton. Later, in Damascus, he wears more refined clothing, perhaps a light silk tunic over linen trousers, with a simple sash, reflecting his newfound wealth and desire for respectability. Colors would be muted but rich, like deep blues, greens, or browns.
Wants: To travel and see the wonders of the world, particularly Egypt, and to prove himself capable in commerce.
Flaw: His youth and inexperience make him susceptible to being led astray or making poor judgments, as hinted by his father's concerns.
Begins as a sheltered youth with a strong desire for adventure, gradually gaining independence and experiencing the world, learning to manage his own affairs and finances.
Curious, ambitious, respectful, responsible, and somewhat naive. He is eager to explore the world but also mindful of his family's honor.
The Father (of the Young Man of Moussoul)
A man of mature years, likely of a sturdy build, reflecting a life of successful commerce. His features are those of a respected elder from Moussoul.
Attire: Rich but practical merchant attire, such as a well-tailored wool or silk tunic (dishdasha or similar) in a deep color like maroon or forest green, worn over loose trousers, with a fine sash. He might wear a simple, embroidered cap or a small turban. His clothing signifies his wealth and status without being overly ostentatious.
Wants: To share his knowledge and experiences, and to guide and protect his son, ensuring his safety and proper upbringing.
Flaw: His protectiveness could potentially hinder his son's independence.
Remains a steady, guiding figure, eventually relenting to his son's desire for travel within certain limits.
Wise, experienced, persuasive, cautious, and loving. He is well-traveled and knowledgeable, but also protective of his son.
The Uncles (of the Young Man of Moussoul)
Men of mature age, likely similar in appearance to the father, reflecting their shared family lineage and merchant profession. They are well-fed and well-dressed, indicating their wealth.
Attire: Similar to the father, they wear fine but practical merchant attire, such as tunics and trousers made of quality fabrics like wool or silk, in various rich colors. They might wear simple turbans or caps.
Wants: To expand their trade, enjoy travel, and support their nephew's aspirations within reasonable limits.
Flaw: None explicitly stated, but their agreement to the father's views suggests a lack of strong independent opinions in certain matters.
They facilitate the young man's first journey, acting as his initial guides and mentors in commerce.
Practical, agreeable, supportive, and successful in commerce. They are open to new experiences and value family.
The Lady at the Door
A well-dressed woman, described as 'fort proprement habillée, et qui paraissait fort bien faite' (very properly dressed and appearing very well-built). Her figure is graceful and appealing.
Attire: Elegant and modest, indicating a woman of good standing. She would wear a finely woven outer garment, perhaps a dark silk abaya or a richly embroidered caftan, over other clothes. The fabric would be of good quality, and her attire would be neat and clean.
Wants: Her stated motivation is to inquire about selling fabrics, but her true intentions are yet to be revealed.
Flaw: Unknown at this point.
Her story is just beginning, she is introduced as a mysterious figure.
Direct, perhaps bold for approaching a man's house alone, and seemingly business-minded initially.
Locations
Great Mosque of Mosul
A large, expansive mosque where the young man, his father, and uncles gather for midday prayer. The entire floor is covered with a carpet.
Mood: Reverent, contemplative, then social and conversational
The young man first hears about the wonders of Egypt, sparking his desire to travel.
Khan in Damascus
A bustling caravanserai in Damascus where the young man, his father, and uncles lodge. It is a large, fortified city, surrounded by delightful gardens.
Mood: Busy, commercial, communal, secure
The family arrives in Damascus, conducts business, and the young man is left here by his father and uncles.
Young Man's House in Damascus
A magnificent house made entirely of marble, adorned with gold and azure foliage paintings. It features a garden with beautiful water jets.
Mood: Luxurious, tranquil, private, elegant
The young man lives here independently, entertaining guests, and where a mysterious lady approaches him.