LVII NUIT

by Unknown · from Les mille et une nuits - Tome premier

fairy tale adventure mysterious Ages 8-14 1825 words 8 min read
Cover: LVII NUIT

Adapted Version

CEFR A1 Age 5 440 words 2 min Canon 100/100

Prince Ali was alone on a small island. His ship was gone. What would he do now? He stayed in a cave. He walked around the island. He felt very sad there.

One day, the sea went down. The island grew bigger. He saw land far away. He walked to the land. The water was not deep. He walked a long time. He was very tired.

He saw a big light. It looked like fire. He walked closer. It was not fire. It was a castle. The castle was red like copper. The sun made it shine. It was very pretty.

Prince Ali sat near the castle. Ten young men came. They were tall and strong. One eye was not the same on each man. An Old Man walked with them. Prince Ali was surprised.

The young men greeted Prince Ali. They asked him about his journey. Prince Ali told his story. He told them all. They listened with big eyes. His story surprised them much.

The young men asked him inside. Prince Ali went with them. They walked through many rooms. One young man spoke to him. "Do not ask about our eyes," he said. "Do not ask about our ways. Just watch us."

That night, they ate food. The Old Man served them. Then the young men took powder. It was a dark powder. They put it on their faces. They looked very sad. They cried out. "We learned a lesson from being too nosey!"

Prince Ali watched them. He felt very strange. He could not sleep. His mind was busy. He wanted to know more. Why did they do this? His need to know grew big.

The next day, Prince Ali spoke. "I must ask," he said. "Why do you do this? Why are your eyes not the same? He asked." He needed to know.

The young men did not answer. "It is not for you," they said. "Please be quiet." But Prince Ali kept asking. He wanted to know. He would not stop.

One young man spoke at last. "We went to a golden castle," he said. "This is what happened because of it. Your eye will change, like ours. This will happen if you go."

Prince Ali was not afraid. "I want to know," he said. "I will go. I will not blame you. I will blame only myself. I am ready for this."

The young men told him a plan. "We will wrap you in a sheepskin. A big bird will carry you. It will take you to a mountain. Then you will find a golden castle. You will find out about your eye."

Original Story 1825 words · 8 min read

LVII NUIT.

Le lendemain avant le jour, Dinarzade adressa ces paroles à la sultane: Ma chère soeur, si vous ne dormez pas, je vous prie de poursuivre les aventures du troisième calender. - Hé bien! ma soeur, répondit Scheherazade, vous saurez que ce prince continua de les raconter ainsi à Zobéide et à sa compagnie:

«Après le départ, dit-il, du vieillard, de ses esclaves et du navire, je restai seul dans l'île; je passais la nuit dans la demeure souterraine, qui n'avait pas été rebouchée, et le jour je me promenais autour de l'île, et m'arrêtais dans les endroits les plus propres à prendre du repos quand j'en avais besoin.

«Je menai cette vie ennuyeuse pendant un mois. Au bout de ce temps-là, je m'aperçus que la mer diminuait considérablement et que l'île devenait plus grande; il semblait que la terre ferme s'approchait. Effectivement, les eaux devinrent si basses qu'il n'y avait plus qu'un petit trajet de mer entre moi et la terre ferme. Je le traversai et n'eus de l'eau presque qu'à mi-jambe. Je marchai si longtemps sur le sable, que j'en fus très-fatigué. À la fin je gagnai un terrain plus ferme, et j'étais déjà assez éloigné de la mer lorsque je vis fort loin au-devant de moi comme un grand feu, ce qui me donna quelque joie. Je trouverai quelqu'un, disais- je, et il n'est pas possible que ce feu se soit allumé de lui- même. Mais à mesure que je m'en approchais, mon erreur se dissipait, et je reconnus bientôt que ce que j'avais pris pour du feu était un château de cuivre rouge, que les rayons du soleil faisaient paraître de loin comme enflammé.

«Je m'arrêtai près de ce château et m'assis, autant pour en considérer la structure admirable que pour me remettre un peu de ma lassitude. Je n'avais pas encore donné à cette maison magnifique toute l'attention qu'elle méritait, quand j'aperçus dix jeunes hommes bien faits, qui paraissaient venir de la promenade. Mais ce qui me parut assez surprenant, ils étaient tous borgnes de l'oeil droit. Ils accompagnaient un vieillard d'une taille haute et d'un air vénérable.

«J'étais étrangement étonné de rencontrer tant de borgnes à la fois et tous privés du même oeil. Dans le temps que je cherchais dans mon esprit par quelle aventure ils pouvaient être assemblés, ils m'abordèrent et me témoignèrent de la joie de me voir. Après les premiers compliments, ils me demandèrent ce qui m'avait amené là. Je leur répondis que mon histoire était un peu longue et que s'ils voulaient prendre la peine de s'asseoir, je leur donnerais la satisfaction qu'ils souhaitaient. Ils s'assirent et je leur racontai ce qui m'était arrivé depuis que j'étais sorti de mon royaume jusqu'alors, ce qui leur causa une grande surprise.

«Après que j'eus achevé mon discours, ces jeunes seigneurs me prièrent d'entrer avec eux dans le château. J'acceptai leur offre. Nous traversâmes une infinité de salles, d'antichambres, de chambres et de cabinets fort proprement meublés, et nous arrivâmes dans un grand salon, où il y avait en rond dix petits sofas bleus et séparés, tant pour s'asseoir et se reposer le jour que pour dormir la nuit. Au milieu de ce rond était un onzième sofa moins élevé et de la même couleur, sur lequel se plaça le vieillard dont on a parlé, et les jeunes seigneurs s'assirent sur les dix autres.

«Comme chaque sofa ne pouvait tenir qu'une personne, un de ces jeunes gens me dit: «Camarade, asseyez-vous sur le tapis au milieu de la place et ne vous informez de quoi que ce soit qui nous regarde, non plus que du sujet pourquoi nous sommes tous borgnes de l'oeil droit: contentez-vous de voir, et ne portez pas plus loin votre curiosité.»

«Le vieillard ne demeura pas longtemps assis. Il se leva et sortit; mais il revint quelques moments après, apportant le souper des dix seigneurs, auxquels il distribua à chacun sa portion en particulier. Il me servit aussi la mienne, que je mangeai seul, à l'exemple des autres, et sur la fin du repas, le même vieillard nous présenta une tasse de vin à chacun.

«Mon histoire leur avait paru si extraordinaire qu'ils me la firent répéter à l'issue du souper, et elle donna lieu à un entretien qui dura une grande partie de la nuit. Un des seigneurs faisant réflexion qu'il était tard, dit au vieillard: «Vous voyez qu'il est temps de dormir, et vous ne nous apportez pas de quoi nous acquitter de notre devoir.» À ces mots, le vieillard se leva et entra dans un cabinet, d'où il apporta sur sa tête dix bassins, l'un après l'autre, tous couverts d'une étoffe bleue. Il en posa un avec un flambeau devant chaque seigneur.

«Ils découvrirent leurs bassins, dans lesquels il y avait de la cendre, du charbon en poudre et du noir à noircir. Ils mêlèrent toutes ces choses ensemble, et commencèrent à s'en frotter et barbouiller le visage, de manière qu'ils étaient affreux à voir. Après s'être noircis de la sorte, ils se mirent a pleurer et à se frapper la tête et la poitrine en criant sans cesse: «Voilà le fruit de notre oisiveté et de nos débauches!»

«Ils passèrent presque toute la nuit dans cette étrange occupation. Ils la cessèrent enfin; après quoi le vieillard leur apporta de l'eau dont ils se lavèrent le visage et les mains; ils quittèrent aussi leurs habits, qui étaient gâtés, et en prirent d'autres, de sorte qu'il ne paraissait pas qu'ils eussent rien fait des choses étonnantes dont je venais d'être spectateur.

Jugez, madame, de la contrainte où j'avais été durant tout ce temps-là. J'avais, été mille fois tenté de rompre le silence que ces seigneurs m'avaient imposé, pour leur faire des questions, et il me fut impossible de dormir le reste de la nuit.

«Le jour suivant, d'abord que nous fûmes levés, nous sortîmes pour prendre l'air, et alors je leur dis: «Seigneurs, je vous déclare que je renonce à la loi que vous me prescrivîtes hier au soir: je ne puis l'observer. Vous êtes des gens sages et vous avez tous de l'esprit infiniment, vous me l'avez fait assez connaître: néanmoins, je vous ai vus faire des actions dont toutes autres personnes que des insensés ne peuvent être capables. Quelque malheur qui puisse m'arriver, je ne saurais m'empêcher de vous demander pourquoi vous vous êtes barbouillé le visage de cendres, de charbon et de noir à noircir, et enfin pourquoi vous n'avez tous qu'un oeil. Il faut que quelque chose de singulier en soit la cause: c'est pourquoi je vous conjure de satisfaire ma curiosité.» À des instances si pressantes, ils ne répondirent rien, sinon que les demandes que je leur faisais ne me regardaient pas, que je n'y avais pas le moindre intérêt et que je demeurasse en repos.

«Nous passâmes la journée à nous entretenir de choses indifférentes, et quand la nuit fut venue, après avoir tous soupé séparément, le vieillard apporta encore les bassins bleus; les jeunes seigneurs se barbouillèrent, ils pleurèrent, se frappèrent et crièrent: «Voilà le fruit de notre oisiveté et de nos débauches!» Ils firent, le lendemain et les jours suivants, la même action.

«À la fin je ne pus résister à ma curiosité, et je les priai très- sérieusement de la contenter ou de m'enseigner par quel chemin je pourrais retourner dans mon royaume, car je leur dis qu'il ne m'était pas possible de demeurer plus longtemps avec eux et d'avoir toutes les nuits un spectacle si extraordinaire sans qu'il me fût permis d'en savoir les motifs.

«Un des seigneurs me répondit pour tous les autres: «Ne vous étonnez pas de notre conduite à votre égard; si jusqu'à présent nous n'avons pas cédé à vos prières, ce n'a été que par pure amitié pour vous et que pour vous épargner le chagrin d'être réduit au même état où vous nous voyez. Si vous voulez bien éprouver notre malheureuse destinée, vous n'avez qu'à parler, nous allons vous donner la satisfaction que vous nous demandez.» Je leur dis que j'étais résolu à tout événement. «Encore une fois, reprit le même seigneur, nous vous conseillons de modérer votre curiosité: il y va de la perte de votre oeil droit. - Il n'importe, repartis-je, je vous déclare que si ce malheur m'arrive, je ne vous en tiendrai pas coupables et que je ne l'imputerai qu'à moi-même.»

«Il me représenta encore que quand j'aurais perdu un oeil, je ne devais point espérer de demeurer avec eux, supposé que j'eusse cette pensée, parce que leur nombre était complet et qu'il ne pouvait pas être augmenté. Je leur dis que je me ferais un plaisir de ne me séparer jamais d'aussi honnêtes gens qu'eux; mais que si c'était une nécessité, j'étais prêt encore à m'y soumettre, puisqu'à quelque prix que ce fût, je souhaitais qu'ils m'accordassent ce que je leur demandais.

«Les dix seigneurs, voyant que j'étais inébranlable dans ma résolution, prirent un mouton, qu'ils égorgèrent, et après lui avoir ôté la peau, ils me présentèrent le couteau dont ils s'étaient servis, et me dirent: «Prenez ce couteau, il vous servira dans l'occasion que nous vous dirons bientôt. Nous allons vous coudre dans cette peau, dont il faut que vous vous enveloppiez: ensuite nous vous laisserons sur la place, et nous nous retirerons. Alors un oiseau d'une grosseur énorme, qu'on appelle roc[34], paraîtra dans l'air, et, vous prenant pour un mouton, fondra sur vous et vous enlèvera jusqu'aux nues. Mais que cela ne vous épouvante pas: il reprendra son vol vers la terre et vous posera sur la cime d'une montagne. D'abord que vous vous sentirez à terre, fendez la peau avec le couteau, et vous développez. Le roc ne vous aura pas plus tôt vu, qu'il s'envolera de peur et vous laissera libre. Ne vous arrêtez point, marchez jusqu'à ce que vous arriviez à un château d'une grandeur prodigieuse, tout couvert de plaques d'or, de grosses émeraudes et d'autres pierreries fines. Présentez-vous à la porte, qui est toujours ouverte, et entrez. Nous avons été dans ce château tous tant que nous sommes ici. Nous ne vous disons rien de ce que nous y avons vu ni de ce qui nous est arrivé: vous l'apprendrez par vous-même. Ce que nous pouvons vous dire, c'est qu'il nous en coûte à chacun notre oeil droit; et la pénitence dont vous avez été témoin est une chose que nous sommes obligés de faire pour y avoir été. L'histoire de chacun de nous en particulier est remplie d'aventures extraordinaires et on en ferait un gros livre; mais nous ne pouvons vous en dire davantage.»

En achevant ces mots, Scheherazade interrompit son conte et dit au sultan des Indes: Comme ma soeur m'a réveillée aujourd'hui un peu plus tôt que de coutume, je commençais à craindre d'ennuyer votre majesté; mais voilà le jour qui paraît à propos et m'impose silence. La curiosité de Schahriar l'emporta encore sur le serment cruel qu'il avait fait.


Story DNA

Moral

Unchecked curiosity can lead to unforeseen and severe consequences.

Plot Summary

Stranded on an island, the Third Calender Prince discovers a copper castle inhabited by ten one-eyed young men and an old man. He observes their nightly ritual of self-abasement and lamentation, driven by an insatiable curiosity. Despite their repeated warnings that satisfying his curiosity will cost him his right eye, the prince insists on knowing their story. The men finally reveal that their condition stems from a visit to a golden castle and instruct him on a perilous journey involving a giant roc to reach it, where he will inevitably share their fate.

Themes

curiosityconsequencefatemystery

Emotional Arc

curiosity to apprehension to acceptance of fate

Writing Style

Voice: third person omniscient
Pacing: moderate
Descriptive: moderate
Techniques: nested stories, dialogue as information delivery

Narrative Elements

Conflict: person vs self
Ending: moral justice
Magic: giant roc bird, mysterious castle of copper and gold, magical consequences for actions
the missing right eye (symbol of lost innocence/consequence)the nightly ritual (symbol of penance/regret)the golden castle (symbol of temptation/forbidden knowledge)

Cultural Context

Origin: Arabian
Era: timeless fairy tale

Part of the larger 'One Thousand and One Nights' collection, a frame story where Scheherazade tells tales to delay her execution. This specific tale is the continuation of the Third Calender's story.

Plot Beats (13)

  1. The Third Calender Prince is left alone on an island after his previous ship departs.
  2. After a month, the sea recedes, allowing him to walk to the mainland.
  3. He discovers a magnificent red copper castle that appears like fire from afar.
  4. He meets ten handsome young men, all blind in their right eye, and an old man.
  5. The prince recounts his own story to them, which surprises them.
  6. They invite him into the castle and warn him not to inquire about their condition or actions.
  7. Each night, the young men perform a ritual: smearing their faces with ash and charcoal, weeping, striking themselves, and crying, "This is the fruit of our idleness and debauchery!"
  8. The prince is deeply disturbed and unable to sleep, his curiosity growing.
  9. He breaks his silence and demands to know the reason for their ritual and their missing eyes.
  10. The men initially refuse, telling him it doesn't concern him, but he persists.
  11. Finally, they explain that their condition is a consequence of their visit to a golden castle and warn him that satisfying his curiosity will cost him his right eye.
  12. The prince declares he is resolved to face any outcome and will not blame them.
  13. They instruct him to be sewn into a sheepskin, carried by a giant roc to a mountain, then proceed to a golden castle, where he will learn their fate and likely lose an eye.

Characters

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Dinarzade

human young adult female

Slender build, average height for a young woman of Arabian descent. Her movements are graceful and gentle, reflecting her supportive nature.

Attire: A simple, yet elegant, flowing silk dress (thobe or abaya style) in a soft, muted color like cream or pale blue, possibly with subtle embroidery at the cuffs or neckline. Her head is likely covered with a light, sheer veil or scarf.

Wants: To hear more stories from her sister, Scheherazade, and by extension, to keep her sister alive.

Flaw: Her reliance on Scheherazade for entertainment and her inability to directly influence the Sultan's decisions.

Remains a constant, supportive presence, her role is to prompt the continuation of the narrative.

Her attentive, expectant gaze directed towards her sister.

Curious, supportive, gentle, dutiful.

👤

Scheherazade

human young adult female

Elegant and poised, with a commanding yet graceful presence. Her posture suggests intelligence and resilience.

Attire: Richly embroidered silk robes (like a kaftan or abaya) in deep jewel tones such as sapphire blue or emerald green, possibly adorned with gold thread and delicate beadwork. Her attire would be luxurious, reflecting her status as the Sultan's wife, even if temporary.

Wants: To survive by entertaining the Sultan with endless stories, thereby preventing her own execution and potentially ending the Sultan's cruel practice.

Flaw: Her life is constantly at risk, dependent on her ability to maintain the Sultan's interest.

Continues to weave her tales, demonstrating her enduring wit and resilience in the face of mortal danger.

Her expressive hands gesturing as she tells a story, her eyes sparkling with narrative power.

Intelligent, resourceful, captivating, resilient, strategic.

👤

Sultan Schahriar

human adult male

A powerful and imposing figure, likely with a strong build, reflecting his authority and past martial prowess. His presence commands respect, but also fear.

Attire: Luxurious royal robes (like a thobe or jubbah) made of rich fabrics such as crimson velvet or deep purple silk, adorned with gold embroidery and precious jewels. He would wear a jeweled turban, signifying his status.

Wants: Initially driven by a desire for revenge against perceived female infidelity, he is now motivated by the captivating stories of Scheherazade, which delay his cruel decree.

Flaw: His deep-seated mistrust of women and his susceptibility to entertainment, which Scheherazade exploits.

His initial cruelty is slowly being eroded by Scheherazade's stories, leading to a gradual shift in his character from tyrant to a more thoughtful, if still powerful, ruler.

His stern face, partially obscured by a jeweled turban, listening intently to a story.

Cruel, weary, curious, easily swayed by entertainment, prone to fits of rage.

👤

The Third Calender (Prince)

human young adult male

A young man of noble bearing, likely of average height and a lean, athletic build from his travels and adventures. His movements would be those of someone accustomed to both hardship and refinement.

Attire: Though currently in a state of distress, he would retain remnants of his former princely attire, perhaps a fine, but now worn, tunic and trousers in muted colors, possibly with some embroidery still visible. He might wear simple leather sandals.

Wants: To return to his kingdom, to understand the mysteries he encounters, and to satisfy his insatiable curiosity.

Flaw: His overwhelming curiosity, which often leads him into dangerous situations and causes him to disregard warnings.

He is currently in the midst of an adventure, driven by curiosity, which will likely lead to further transformation and the loss of his eye, aligning him with the other one-eyed men.

His determined expression, even when facing the unknown, with a slight hint of weariness.

Curious, resilient, adventurous, persistent, somewhat reckless.

👤

The Old Man (Guardian of the Castle)

human elderly male

Tall and venerable, with a lean but strong build, suggesting a life of service and perhaps hardship. His movements are deliberate and unhurried.

Attire: Simple, functional, yet dignified robes in a dark, muted color like deep brown or grey, made of sturdy wool or coarse linen. He might wear a plain turban or cap. His clothes are clean but not luxurious.

Wants: To serve the ten young men and facilitate their nightly ritual of penance, though his ultimate motivations are unstated.

Flaw: His silence and apparent lack of agency, always serving others.

Remains a constant, enigmatic figure, his role is to facilitate the rituals of the young men.

His tall, venerable figure silently carrying basins of ash and charcoal.

Silent, dutiful, observant, mysterious, obedient to the young men's rituals.

👤

The Ten One-Eyed Young Men

human young adult male

All ten are described as well-built and of similar age, suggesting a shared past or experience. Their most striking feature is the absence of their right eye.

Attire: Initially, they wear fine clothes, suggesting noble birth, but these are later replaced by fresh attire after their nightly ritual. Their initial clothes might be silk tunics and trousers in varying but harmonious colors, perhaps with some subtle embroidery. After the ritual, they change into similar, clean versions.

Wants: To perform their nightly penance as a consequence of their past actions, and to warn others from suffering the same fate.

Flaw: Their inability or unwillingness to fully explain their past, which only fuels the curiosity of others.

They remain static in their penance, serving as a cautionary tale and a catalyst for the Calender's own adventure.

Their identical appearance, all missing their right eye, performing their ritual of self-abasement.

Mysterious, secretive, hospitable (within limits), penitent, resigned to their fate, cautious.

Locations

Deserted Island

outdoor Implied warm, dry climate suitable for a receding sea, likely sunny.

A small, isolated island that gradually expands as the sea recedes, revealing more dry land. The terrain transitions from soft sand near the water to firmer ground further inland.

Mood: Initially desolate and lonely, then hopeful as land appears.

The prince is stranded here for a month, then discovers a path to the mainland.

underground dwelling (unsealed) vast expanse of sea sandy shore firm ground

Red Copper Castle

transitional daytime Sunny, clear weather to reflect the copper.

A colossal castle constructed entirely of red copper, which gleams so intensely in the sun that it appears to be on fire from a distance. Its structure is described as admirable.

Mood: Mysterious, awe-inspiring, and initially deceptive.

The prince discovers this unusual castle and meets the ten one-eyed young men and the old man.

red copper walls sunlight reflecting off copper vast size

Grand Salon of the Copper Castle

indoor night Indoor setting, so external weather is not a factor. Implied comfortable temperature.

A large, elegantly furnished salon within the copper castle. It contains ten separate, low blue sofas arranged in a circle, with an eleventh, slightly lower blue sofa in the center. The castle itself has 'an infinity of halls, antechambers, rooms, and cabinets, very properly furnished'.

Mood: Initially welcoming and mysterious, then becomes eerie and ritualistic during the nightly ceremony.

The prince witnesses the strange nightly ritual of the one-eyed men, where they blacken their faces, weep, and lament their past.

ten blue sofas in a circle one central, lower blue sofa tapestry on the floor blue cloth-covered basins flambeaux (torches/lamps) ashes, powdered charcoal, blackening agent