LXVIII NUIT
by Unknown · from Les mille et une nuits - Tome premier
Adapted Version
Amine had a little scratch on her face. It made her feel a bit sad. A kind old friend helped her.
Amine had a small hurt. She got a little scratch on her face. A kind old friend helped her feel better. The friend gave Amine a special cream. Amine felt a bit sad about the scratch. But the cream made it feel better. She was happy for her kind friend.
The Angry Husband came home. He saw the bandage on Amine's head. He asked, "What happened?" Amine felt scared. She did not want to tell truth. She thought he might be cross. He waited for her answer.
Amine told a small lie. She said, "A porter bumped me." Husband got angry. He said, "I will cross porters!" Amine felt bad. She did not want anyone to be cross. She wished she told the truth.
Amine told one more small lie. She said, "No, a broom seller!" Husband got angrier. He said, "I will be cross with broom sellers!" Amine felt very sad. Her lies made things worse. She did not know what to do.
The Angry Husband was very, very angry. He said, "You told me lies! You must leave my house for good!" Amine felt very scared. She knew she made a big mistake. She wished she had been brave. She wished she told the truth.
Then, a Kind Old Woman came in. She was the husband's old nurse. She loved him like a son. She said, "Please be kind to Amine." Do not send her away. She asked him to be fair. She wanted him to be good.
The husband listened to the kind old woman. He did not send Amine away for good. But he said, "Leave this house now." Amine felt very sad. The scratch was still on her face. It was a mark of her sadness.
Amine went to a new, quiet house. She stayed there for a long time. She felt better each day. Her old house was gone. Her husband was gone too. All was not same. Amine felt very alone.
Amine was alone and sad. She found her kind sister, Zobeide. Zobeide was happy to see Amine. Zobeide told Amine a story. It was a story about being brave. It made Amine feel a little better. Sisters help each other.
Soon, their little sister came too. All three sisters were near now. Amine, Zobeide, and little sister were near. They lived in one happy home. They would always help each other. They were a kind group.
Amine finished her story. She told how they met the kind Caliph. The Caliph and friends came home. The sisters were happy to have guests. They all lived in peace. They were a happy group.
Always tell the truth. Kin and friends help us. They make us happy again.
Original Story
LXVIII NUIT.
Sur la fin de la nuit suivante, Dinarzade, s'étant réveillée, appela la sultane: Si vous ne dormez pas, ma soeur, lui dit-elle, je vous prie de vouloir bien continuer l'histoire d'Amine. - Voici comme cette dame la reprit, répondit Scheherazade.
«La vieille qui m'accompagnait, poursuivit-elle, extrêmement mortifiée de l'accident qui m'était arrivé, tâcha de me rassurer: «Ma bonne maîtresse, me dit-elle, je vous demande pardon: je suis cause de ce malheur. Je vous ai amenée chez ce marchand parce qu'il est de mon pays, et je ne l'aurais jamais cru capable d'une si grande méchanceté; mais ne vous affligez pas: ne perdons point de temps, retournons au logis, je vous donnerai un remède qui vous guérira en trois jours si parfaitement qu'il n'y paraîtra pas la moindre marque.» Mon évanouissement m'avait rendue si faible qu'à peine pouvais-je marcher. J'arrivai néanmoins au logis; mais je tombai une seconde fois en faiblesse en entrant dans ma chambre. Cependant la vieille m'appliqua son remède; je revins à moi et me mis au lit.
«La nuit venue, mon mari arriva. Il s'aperçut que j'avais la tête enveloppée; il me demanda ce que j'avais. Je répondis que c'était un mal de tête, et j'espérais qu'il en demeurerait là; mais il prit une bougie, et voyant que j'étais blessée à la joue: «D'où vient cette blessure? me dit-il.» Quoique je ne fusse pas fort criminelle, je ne pouvais me résoudre à lui avouer la chose: faire cet aveu à un mari me paraissait choquer la bienséance. Je lui dis que comme j'allais acheter une étoffe de soie avec la permission qu'il m'en avait donnée, un porteur chargé de bois avait passé si près de moi dans une rue fort étroite, qu'un bâton m'avait fait une égratignure au visage, mais que c'était peu de chose.
«Cette raison mit mon mari en colère: «Cette action, dit-il, ne demeurera pas impunie. Je donnerai demain ordre au lieutenant de police d'arrêter tous ces brutaux de porteurs et de les faire tous pendre.» Dans la crainte que j'eus d'être cause de la mort de tant d'innocents, je lui dis: «Seigneur, je serais fâchée qu'on fît une si grande injustice; gardez-vous bien de la commettre: je me croirais indigne de pardon si j'avais causé ce malheur. - Dites- moi donc sincèrement, reprit-il, ce que je dois penser de votre blessure.»
«Je lui repartis qu'elle m'avait été faite par l'inadvertance d'un vendeur de balais monté sur son âne; qu'il venait derrière moi, la tête tournée d'un autre côté; que son âne m'avait poussée si rudement que j'étais tombée et que j'avais donné de la joue contre du verre. «Cela étant, dit alors mon mari, le soleil ne se lèvera pas demain que le vizir Giafar ne soit averti de cette insolence. Il fera mourir tous ces marchands de balais. - Au nom de Dieu, seigneur, interrompis-je, je vous supplie de leur pardonner: ils ne sont pas coupables. - Comment donc! madame, dit-il; que faut-il que je croie? Parlez, je veux apprendre de votre bouche la vérité. - Seigneur, lui répondis-je, il m'a pris un étourdissement et je suis tombée: voilà le fait.»
«À ces dernières paroles mon époux perdit patience. «Ah! s'écria- t-il, c'est trop longtemps écouter des mensonges!» En disant cela, il frappa des mains, et trois esclaves entrèrent. «Tirez-la hors du lit, leur dit-il, étendez-la au milieu de la chambre.» Les esclaves exécutèrent son ordre, et comme l'un me tenait par la tête et l'autre par les pieds, il commanda au troisième d'aller prendre un sabre. Et quand il l'eut apporté: «Frappe, lui dit-il; coupe-lui le corps en deux et va le jeter dans le Tigre. Qu'il serve de pâture aux poissons: c'est le châtiment que je fais aux personnes à qui j'ai donné mon coeur et qui me manquent de foi.» Comme il vit que l'esclave ne se hâtait pas d'obéir: «Frappe donc, continua-t-il: qui t'arrête? qu'attends-tu?
«- Madame, me dit alors l'esclave, vous touchez au dernier moment de votre vie: voyez s'il y a quelque chose dont vous vouliez disposer avant votre mort.» Je demandai la liberté de dire un mot. Elle me fut accordée. Je soulevai la tête, et, regardant mon époux tendrement: «Hélas! lui dis-je en quel état me voilà réduite! il faut donc que je meure dans mes plus beaux jours!» Je voulais poursuivre, mais mes larmes et mes soupirs m'en empêchèrent. Cela ne toucha pas mon époux: au contraire, il me fit des reproches, à quoi il eût été inutile de repartir. J'eus recours aux prières, mais il ne les écouta pas, et il ordonna à l'esclave de faire son devoir. En ce moment la vieille dame qui avait été nourrice de mon époux entra, et se jetant à ses pieds pour tâcher de l'apaiser: «Mon fils, lui dit-elle, pour prix de vous avoir nourri et élevé, je vous conjure de m'accorder sa grâce. Considérez que l'on tue celui qui tue, et que vous allez flétrir votre réputation et perdre l'estime des hommes. Que ne diront-ils point d'une colère si sanglante!» Elle prononça ces paroles d'un air si touchant, et elle les accompagna de tant de larmes, qu'elles firent une forte impression sur mon époux.
«Hé bien! dit-il à sa nourrice, pour l'amour de vous je lui donne la vie; mais je veux qu'elle porte des marques qui la fassent souvenir de son crime.» À ces mots, un esclave, par son ordre, me donna de toute sa force sur les côtes et sur la poitrine tant de coups d'une petite canne pliante qui enlevait la peau et la chair, que j'en perdis connaissance. Après cela il me fit porter par les mêmes esclaves, ministres de sa fureur, dans une maison où la vieille eut grand soin de moi. Je gardai le lit quatre mois. Enfin je guéris; mais les cicatrices que vous vîtes hier, contre mon intention, me sont restées depuis. Dès que je fus en état de marcher et de sortir, je voulus retourner à la maison de mon premier mari; mais je n'y trouvai que la place. Mon second époux, dans l'excès de sa colère, ne s'était pas contenté de la faire abattre, il avait fait même raser toute la rue où elle était située. Cette violence était sans doute inouïe; mais contre qui aurais-je fait ma plainte? L'auteur avait pris des mesures pour se cacher, et je n'ai pu le connaître. D'ailleurs quand je l'aurais connu, ne voyais-je pas bien que le traitement qu'on me faisait partait d'un pouvoir absolu? Aurais-je osé m'en plaindre?
«Désolée, dépourvue de toutes choses, j'eus recours à ma chère soeur Zobéide, qui vient de raconter son histoire à votre majesté, et je lui fis le récit de ma disgrâce. Elle me reçut avec sa bonté ordinaire et m'exhorta à la supporter patiemment. «Voilà quel est le monde, dit-elle, il nous ôte ordinairement nos biens, ou nos amis, ou nos amants, et souvent le tout ensemble.» En même temps, pour me prouver ce qu'elle me disait, elle me raconta la perte du jeune prince causée par la jalousie de ses deux soeurs. Elle m'apprit ensuite de quelle manière elles avaient été changées en chiennes. Enfin, après m'avoir donné mille marques d'amitié, elle me présenta ma cadette, qui s'était retirée chez elle après la mort de notre mère.
«Ainsi, remerciant Dieu de nous avoir toutes trois rassemblées, nous résolûmes de vivre libres sans nous séparer jamais. Il y a longtemps que nous menons cette vie tranquille, et comme je suis chargée de la dépense de la maison, je me fais un plaisir d'aller moi-même faire les provisions dont nous avons besoin. J'en allai acheter hier et les fis apporter par un porteur, homme d'esprit et d'humeur agréable, que nous retînmes pour nous divertir. Trois calenders survinrent au commencement de la nuit et nous prièrent de leur donner retraite jusqu'à ce matin. Nous les reçûmes à une condition qu'ils acceptèrent, et après les avoir fait asseoir à notre table, ils nous régalaient d'un concert à leur mode lorsque nous entendîmes frapper à notre porte. C'étaient trois marchands de Moussoul de fort bonne mine, qui nous demandèrent la même grâce que les calenders: nous la leur accordâmes à la même condition. Mais ils ne l'observèrent ni les uns ni les autres. Néanmoins, quoique nous fussions en état aussi bien qu'en droit de les en punir, nous nous contentâmes d'exiger d'eux le récit de leur histoire, et nous bornâmes notre vengeance à les renvoyer ensuite et à les priver de la retraite qu'ils nous avaient demandée.
«Le calife Haroun Alraschid fut très-content d'avoir appris ce qu'il voulait savoir, et témoigna publiquement l'admiration que lui causait tout ce qu'il venait d'entendre…» Mais, sire, dit en cet endroit Scheherazade, le jour, qui commence à paraître, ne me permet pas de raconter à votre majesté ce que fit le calife pour mettre fin à l'enchantement des deux chiennes noires. Schahriar, jugeant que la sultane achèverait la nuit suivante l'histoire des cinq dames et des trois calenders, se leva et lui laissa encore la vie jusqu'au lendemain.
Story DNA
Moral
Abuse of power leads to injustice and suffering, while truth, though difficult, is often the best path.
Plot Summary
Amine, disfigured by a merchant, attempts to hide the truth from her husband, fabricating increasingly dangerous lies. Enraged by her deceit, her husband orders her execution, but his old nurse intervenes, saving Amine's life at the cost of a brutal beating that leaves her permanently scarred. After recovering, Amine finds her home destroyed and her husband gone. She reunites with her sisters, Zobeide and the younger sister, and they vow to live together, eventually hosting the Caliph and his companions, whose stories they demand in exchange for shelter.
Themes
Emotional Arc
suffering to resilience
Writing Style
Narrative Elements
Cultural Context
The story is part of 'One Thousand and One Nights,' a collection of Middle Eastern and South Asian stories and folk tales compiled during the Islamic Golden Age. It reflects societal norms, power structures, and storytelling traditions of that era, including the absolute authority of men over women and the use of violence as punishment.
Plot Beats (12)
- Amine recounts her recovery from the merchant's assault, aided by the old woman's remedy.
- Her husband returns, discovers her bandaged head, and demands an explanation for her injury.
- Amine lies, claiming a wood porter scratched her, which enrages her husband who threatens to hang all porters.
- Fearing for innocents, Amine changes her story, blaming a broom seller, leading her husband to threaten all broom sellers.
- Amine's husband, exasperated by her lies, orders his slaves to execute her by cutting her in half and throwing her into the Tigris.
- An enslaved person asks Amine for her last wishes, and she makes a tender, tearful plea to her husband, which he ignores.
- Her husband's old nurse enters, pleads for Amine's life, reminding him of his reputation and the consequences of murder.
- Moved by his nurse, the husband spares Amine's life but orders her to be severely beaten with a cane, leaving her disfigured.
- Amine is taken to another house, recovers for four months, and finds her original home and street completely razed by her husband's fury.
- Destitute, Amine seeks refuge with her sister Zobeide, who shares her own story of loss and transformation.
- The three sisters (Amine, Zobeide, and their younger sister) reunite and decide to live together, supporting each other.
- Amine concludes her story, explaining how they came to host the Caliph, the Vizier, and the three Calenders and three merchants, who broke their condition of silence.
Characters
Dinarzade
Slender build, likely with features consistent with a woman from the Middle East, though no specific details are provided in this excerpt.
Attire: Likely wears fine, flowing garments of silk or linen, appropriate for a royal attendant in a Middle Eastern court, though no specific details are given.
Wants: To hear the continuation of Scheherazade's tales, ensuring her sister's survival.
Flaw: Her reliance on Scheherazade's storytelling for her own entertainment and the continuation of the narrative.
Remains a static character in this excerpt, serving as a narrative device.
Curious, attentive, eager for stories.
Scheherazade
Slender and elegant, with features typical of a woman from the Middle East, though no specific details are provided in this excerpt.
Attire: Likely wears luxurious, flowing garments of silk or fine linen, befitting a sultana in a Middle Eastern court, though no specific details are given.
Wants: To survive by entertaining the Sultan with her stories, and to save other women from his wrath.
Flaw: Her life is constantly at risk, dependent on the Sultan's pleasure in her stories.
Continues her nightly storytelling, demonstrating her ongoing resilience and narrative prowess.
Intelligent, resourceful, captivating storyteller, resilient.
Amine
Initially beautiful and unblemished, later bears significant scars on her ribs and chest from a brutal beating. She is of a build typical for a woman in the Middle East.
Attire: Initially wears fine clothes suitable for a woman of means, later likely more modest attire after her misfortunes. No specific details are given in this excerpt, but would be era-appropriate for Baghdad.
Wants: To survive, to find justice or peace after her suffering, to live freely with her sisters.
Flaw: Her initial fear of her husband's wrath, leading to lies; her physical vulnerability to abuse.
From a married woman suffering a minor injury and then brutal abuse, she transforms into a survivor who finds solace and independence with her sisters, managing their household.
Truthful (eventually), resilient, compassionate (tries to save the porters/broom sellers), patient, somewhat naive (initially trusting the old woman).
Amine's Husband
No specific details are provided, but he is a man of authority and power, likely with a commanding presence consistent with a wealthy merchant or official in Baghdad.
Attire: Likely wears rich, flowing robes of silk or fine wool, possibly with a turban, indicative of his wealth and status in a Middle Eastern city like Baghdad.
Wants: To maintain absolute control over his wife and household, to punish perceived deceit and disloyalty.
Flaw: His uncontrollable rage and lack of compassion, which leads him to extreme cruelty.
Remains a static character, his cruelty and tyranny unchanged. He punishes Amine severely and destroys her former home.
Violent, tyrannical, impatient, easily angered, possessive, unforgiving.
The Old Woman (Amine's Nurse)
Frail and aged, likely with a stooped posture, but still capable of strong emotional appeals.
Attire: Modest, practical clothing, perhaps a simple dark abaya or a plain dress with a head covering, typical for an elderly woman in a Middle Eastern household.
Wants: To save Amine's life, appealing to her former charge's better nature and sense of reputation.
Flaw: Her physical frailty due to age.
Acts as a savior for Amine, demonstrating the power of past bonds and compassion.
Compassionate, loyal (to Amine's husband, whom she nursed), courageous (intervenes in a dangerous situation), wise.
Zobeide
No specific details are provided, but she is Amine's sister, likely sharing similar features consistent with women from the Middle East.
Attire: Likely wears fine, flowing garments of silk or linen, appropriate for a woman of means in a Middle Eastern city, though no specific details are given.
Wants: To support and comfort her sister Amine, to live freely with her sisters.
Flaw: No specific weaknesses are highlighted in this excerpt.
Remains a static character in this excerpt, serving as a source of comfort and wisdom for Amine.
Kind, compassionate, wise, resilient (having faced her own misfortunes).
The Younger Sister (Amine's)
No specific details are provided, but as Amine's younger sister, she would likely share similar features consistent with women from the Middle East.
Attire: Likely wears modest but well-maintained garments, appropriate for a woman living independently with her sisters.
Wants: To live freely and peacefully with her sisters.
Flaw: No specific weaknesses are highlighted.
Remains a static character, part of the established household.
No specific traits are detailed, but she is part of the harmonious household.
Caliph Haroun Alraschid
A man of regal bearing and authority, likely with features consistent with an Arabian caliph. No specific details are provided in this excerpt.
Attire: Wears magnificent, jewel-encrusted robes and a turban, befitting the Caliph of Baghdad. These would be made of the finest silks and brocades.
Wants: To learn the truth behind the mysterious events and characters, to be entertained.
Flaw: His curiosity can lead him to unusual situations.
Remains a static character in this excerpt, serving as the ultimate audience for the stories.
Curious, discerning, appreciative of good storytelling, just (implied by his role in the larger narrative).
Locations
Amine's Private Chamber
A private room within Amine's house, likely furnished with a bed and typical household items, where she retreats after her injury.
Mood: tense, secretive, later violent and desperate
Amine's husband discovers her injury, she attempts to conceal the truth, leading to his violent outburst and her near-execution, ultimately resulting in severe beating and disfigurement.
The Demolished Street
The former location of Amine's first husband's house, now completely razed to the ground, with the entire street also demolished.
Mood: desolate, shocking, a testament to absolute power and fury
Amine returns to find her former home and entire street utterly destroyed by her second husband's vengeful command, leaving her destitute.
The House of the Three Sisters
A shared residence where Amine, Zobeide, and their younger sister live together in peace and independence.
Mood: initially tranquil and hospitable, later chaotic and mysterious
The sisters host unexpected guests – three calenders and three merchants – leading to a night of storytelling and the revelation of their own enigmatic circumstances.