XXXVIII NUIT
by Unknown · from Les mille et une nuits - Tome premier
Adapted Version
Listen to my story, a secret story. I am Prince Kamal.
My cousin, The Cousin Prince, told me a secret. He showed me a hidden place. It was a tomb. I promised him I would not tell. I kept his secret.
The next day, my cousin was gone. He was not there. I looked for him. I looked for the hidden place. I could not find it. I looked for many days.
I left my uncle's home. I went to my father's city. My father was not the king. The Vizier was the new king. He took my father's place. This was very bad.
The Vizier was angry with me. I hurt his eye long ago. It was an accident. He took his revenge. He made me unable to see well. I could not see well anymore.
The Vizier wanted to hurt me more. He sent a man to take me. But this man was kind. He felt sad for me. He let me go away. I was safe.
I could not see well. I walked a very long way. I went back to my uncle's home. It was a long, hard walk.
I told my uncle my sad story. I told him everything. I broke my promise. I told him about the hidden place. My cousin's secret was out.
My Uncle King was very sad. His son was gone. He cried for his son. He hoped the secret place. It would help us find him.
My Uncle King and I changed clothes. We wore simple clothes. We looked for the hidden place. We found the secret tomb. We were happy to find it.
We opened a secret door. It was hard to open. We went down many, many steps. It was dark and smoky inside. The air was not good.
We went into a big room. There was a bed there. On the bed, we saw my cousin. A lady was with him. They were very still. They were dark, like shadows.
The Uncle King was not sad. He was very, very angry. He was angry at his son. He showed his anger in a big way. He was very upset. He did not cry.
The King was very, very angry. He was not sad. Why was he so angry? We do not know.
Original Story
XXXVIII NUIT.
Si vous ne dormez pas, ma soeur, s'écria Dinarzade le lendemain avant le jour, je vous supplie de continuer l'histoire du premier calender. Schahriar ayant aussi témoigné à la sultane qu'elle lui ferait plaisir de poursuivre ce conte, elle en reprit le fil dans ces termes:
«Madame, dit le calender à Zobéide, je ne pus tirer autre chose du prince mon cousin, et je fus obligé de prendre congé de lui. En m'en retournant au palais du roi mon oncle, les vapeurs du vin me montaient à la tête. Je ne laissai pas néanmoins de gagner mon appartement et de me coucher. Le lendemain à mon réveil, faisant réflexion sur ce qui m'était arrivé la nuit, et après avoir rappelé toutes les circonstances d'une aventure si singulière, il me sembla que c'était un songe. Prévenu de cette pensée, j'envoyai savoir si le prince mon cousin était en état d'être vu. Mais lorsqu'on me rapporta qu'il n'avait pas couché chez lui, qu'on ne savait ce qu'il était devenu, et qu'on en était fort en peine, je jugeai bien que l'étrange événement du tombeau n'était que trop véritable. J'en fus vivement affligé, et, me dérobant à tout le monde, je me rendis secrètement au cimetière public, où il y avait une infinité de tombeaux semblables à celui que j'avais vu. Je passai la journée à les considérer l'un après l'autre; mais je ne pus démêler celui que je cherchais, et je fis durant quatre jours la même recherche inutilement.
«Il faut savoir que pendant ce temps-là le roi mon oncle était absent. Il y avait plusieurs jours qu'il était à la chasse. Je m'ennuyai de l'attendre, et après avoir prié ses ministres de lui faire mes excuses à son retour, je partis de son palais pour me rendre à la cour de mon père, dont je n'avais pas coutume d'être éloigné si longtemps. Je laissai les ministres du roi mon oncle fort en peine d'apprendre ce qu'était devenu le prince mon cousin. Mais pour ne pas violer le serment que j'avais fait de lui garder le secret, je n'osai les tirer d'inquiétude et ne voulus rien leur communiquer de ce que je savais.
«J'arrivai à la capitale, où le roi mon père faisait sa résidence, et, contre l'ordinaire, je trouvai à la porté de son palais une grosse garde dont je fus environné en entrant. J'en demandai la raison, et l'officier, prenant la parole, me répondit: «Prince, l'armée a reconnu le grand vizir à la place du roi votre père, qui n'est plus, et je vous arrête prisonnier, de la part du nouveau roi.» À ces mots, les gardes se saisirent de moi et me conduisirent devant le tyran. Jugez, madame, de ma surprise et de ma douleur.
«Ce rebelle vizir avait conçu pour moi une forte haine, qu'il nourrissait depuis longtemps. En voici le sujet. Dans ma plus tendre jeunesse, j'aimais à tirer de l'arbalète: j'en tenais une un jour au haut du palais, sur la terrasse, et je me divertissais à en tirer. Il se présenta un oiseau devant moi, je mirai à lui, mais je le manquai, et la balle, par hasard, alla donner droit contre l'oeil du vizir, qui prenait l'air sur la terrasse de sa maison, et le creva. Lorsque j'appris ce malheur, j'en fis faire des excuses au vizir, et je lui en fis moi-même; mais il ne laissa pas d'en conserver un vif ressentiment, dont il me donnait des marques quand l'occasion s'en présentait. Il le fit éclater d'une manière barbare quand il me vit en son pouvoir. Il vint à moi comme un furieux d'abord qu'il m'aperçut, et, enfonçant ses doigts dans mon oeil droit, il l'arracha lui-même. Voilà par quelle aventure je suis borgne.
«Mais l'usurpateur ne borna pas là sa cruauté. Il me fit enfermer dans une caisse et ordonna au bourreau de me porter en cet état fort loin du palais, et de m'abandonner aux oiseaux de proie après m'avoir coupé la tête. Le bourreau, accompagné d'un autre homme, monta à cheval, chargé de la caisse, et s'arrêta dans la campagne pour exécuter son ordre. Mais je fis si bien par mes prières et par mes larmes, que j'excitai sa compassion. «Allez, me dit-il, sortez promptement du royaume et gardez-vous bien d'y revenir, car vous y rencontreriez votre perte et vous seriez cause de la mienne.» Je le remerciai de la grâce qu'il me faisait, et je ne fus pas plus tôt seul, que je me consolai d'avoir perdu mon oeil en songeant que j'avais évité un plus grand malheur.
«Dans l'état où j'étais, je ne faisais pas beaucoup de chemin. Je me retirais en des lieux écartés pendant le jour, et je marchais la nuit autant que mes forces me le pouvaient permettre. J'arrivai enfin dans les états du roi mon oncle, et je me rendis à sa capitale.
«Je lui fis un long détail de la cause tragique de mon retour et du triste état où il me voyait. «Hélas! s'écria-t-il, n'était-ce pas assez d'avoir perdu mon fils! fallait-il que j'apprisse encore la mort d'un frère qui m'était cher, et que je vous visse dans le déplorable état où vous êtes réduit!» Il me marqua l'inquiétude où il était de n'avoir reçu aucune nouvelle du prince son fils, quelques perquisitions qu'il en eût fait faire et quelque diligence qu'il y eût apportée. Ce malheureux père pleurait à chaudes larmes en me parlant, et il me parut tellement affligé que je ne pus résister à sa douleur. Quelque serment que j'eusse fait au prince mon cousin, il me fut impossible de le garder. Je racontai au roi son père tout ce que je savais.
«Le roi m'écouta avec quelque sorte de consolation, et quand j'eus achevé: «Mon neveu, me dit-il, le récit que vous venez de me faire me donne quelque espérance. J'ai su que mon fils faisait bâtir ce tombeau, et je sais à peu près en quel endroit. Avec l'idée qui vous en est restée, je me flatte que nous le trouverons. Mais puisqu'il l'a fait faire secrètement et qu'il a exigé de vous le secret, je suis d'avis que nous l'allions chercher tous deux seuls, pour éviter l'éclat.» Il avait une autre raison, qu'il ne disait pas, d'en vouloir dérober la connaissance à tout le monde. C'était une raison très-importante, comme la suite de mon discours le fera connaître.
«Nous nous déguisâmes l'un et l'autre, et nous sortîmes par une porte du jardin qui ouvrait sur la campagne. Nous fûmes assez heureux pour trouver bientôt ce que nous cherchions. Je reconnus le tombeau et j'en eus d'autant plus de joie que je l'avais en vain cherché longtemps. Nous y entrâmes, et nous trouvâmes la trappe de fer abattue sur l'entrée de l'escalier. Nous eûmes de la peine à la lever, parce que le prince l'avait scellée en dedans avec le plâtre et l'eau dont j'ai parlé; mais enfin nous la levâmes.
«Le roi mon oncle descendit le premier. Je le suivis, et nous descendîmes environ cinquante degrés. Quand nous fûmes au bas de l'escalier, nous nous trouvâmes dans une espèce d'antichambre remplie d'une fumée épaisse et de mauvaise odeur, dont la lumière que rendait un très-beau lustre était obscurcie.
«De cette antichambre nous passâmes dans une chambre fort grande, soutenue de grosses colonnes et éclairée de plusieurs autres lustres. Il y avait une citerne au milieu, et l'on voyait plusieurs sortes de provisions de bouche rangées d'un côté. Nous fûmes assez surpris de n'y voir personne. Il y avait en face un sopha assez élevé, où l'on montait par quelques degrés, et au- dessus duquel paraissait un lit fort large dont les rideaux étaient fermés. Le roi monta, et les ayant ouverts, il aperçut le prince son fils et la dame couchés ensemble, mais brûlés et changés en charbon, comme si on les eût jetés dans un grand feu et qu'on les en eût retirés avant que d'être consumés.
Ce qui me surprit plus que toute autre chose, c'est qu'à ce spectacle, qui faisait horreur, le roi mon oncle, au lieu de témoigner de l'affliction en voyant son fils dans un état si affreux, lui cracha au visage, en lui disant d'un air indigné: «Voilà quel est le châtiment de ce monde; mais celui de l'autre durera éternellement.» Il ne se contenta pas d'avoir prononcé ces paroles, il se déchaussa et donna sur la joue de son fils un coup de sa babouche[22].»
Mais, sire, dit Scheherazade, il est jour; je suis fâchée que votre majesté n'ait pas le loisir de m'écouter davantage. Comme cette histoire du premier calender n'était pas encore finie et qu'elle paraissait étrange au sultan, il se leva dans la résolution d'en entendre le reste la nuit suivante.
Story DNA
Plot Summary
The Calender Prince recounts his tragic past, beginning with his cousin's mysterious disappearance after making him swear an oath of secrecy about a tomb. Returning to his father's kingdom, he finds his father deposed and is blinded by a vengeful vizier, but is spared execution. He travels to his uncle's kingdom, where he breaks his oath and reveals the tomb's secret. Together, they find the hidden tomb, discovering his cousin and a lady burned to charcoal. Shockingly, his uncle reacts not with grief, but with furious contempt, spitting on his son and striking him.
Themes
Emotional Arc
suffering to continued suffering
Writing Style
Narrative Elements
Cultural Context
Part of the larger 'One Thousand and One Nights' collection, reflecting medieval Middle Eastern storytelling traditions, often featuring royalty, magic, and moral lessons.
Plot Beats (12)
- The Calender Prince recounts his last encounter with his cousin, who made him swear an oath of secrecy regarding a tomb.
- He wakes to find his cousin has vanished and spends days fruitlessly searching for the tomb.
- The Calender Prince leaves his uncle's kingdom to return to his father's, only to find his father deposed and the vizier in power.
- The vizier, harboring an old grudge from an accidental blinding, blinds the Calender Prince in his other eye.
- The vizier orders the Calender Prince's execution, but the executioner takes pity on him and releases him.
- The Calender Prince, now one-eyed, travels back to his uncle's kingdom.
- He reveals his tragic story and breaks his oath to his cousin, telling his uncle about the tomb.
- The king (uncle) expresses both sorrow for his son's loss and hope that the tomb will lead them to him.
- The king and the Calender Prince disguise themselves and successfully locate the hidden tomb.
- They struggle to open the sealed trapdoor and descend a long staircase into a smoky antechamber.
- They enter a large chamber with provisions and a bed, where they find the prince (cousin) and a lady burned to charcoal.
- The king, instead of grieving, spits on his son's face, declares it a worldly punishment, and strikes him with his slipper.
Characters
Dinarzade
Slender build, likely with features typical of a young woman from the Middle East, though no specific details are given. Her role implies a gentle and attentive demeanor.
Attire: Likely wears fine, flowing garments made of silk or linen, appropriate for a royal attendant in a Middle Eastern court, perhaps a simple but elegant abaya or similar dress.
Wants: To keep her sister, Scheherazade, alive by prompting her to continue stories; to entertain the Sultan.
Flaw: Her life is dependent on her sister's storytelling, making her vulnerable.
Remains a consistent, supportive figure, her arc is tied to Scheherazade's survival.
Attentive, loyal, encouraging, curious.
Schahriar
A powerful and imposing figure, likely of a strong build befitting a Sultan. His presence commands authority and fear.
Attire: Rich, opulent robes made of fine silk and brocade, possibly in deep jewel tones like crimson or emerald, adorned with gold embroidery and precious stones. He would wear a jeweled turban.
Wants: To satisfy his curiosity and be entertained; to overcome his previous trauma and distrust of women (implied by the larger frame story).
Flaw: His impulsiveness and initial cruelty; his susceptibility to captivating stories.
Gradually becomes less cruel and more intrigued by Scheherazade's stories, hinting at a potential change of heart.
Cruel, impatient, easily entertained, intrigued, powerful, vengeful (initially).
The First Calender (Prince)
A young man of noble birth, now disfigured with one eye missing. He has a lean build from his travels and hardships. He is a prince, so likely well-groomed before his misfortunes.
Attire: Currently wears the simple, humble attire of a wandering dervish or 'calender' – a coarse wool tunic, loose trousers, and perhaps a simple cloak, all in muted, earthy tones. Before his misfortunes, he would have worn rich silks and brocades.
Wants: To find his cousin; to survive after his disfigurement and exile; to recount his tragic story.
Flaw: His initial naivety and curiosity led him into danger; his oath of secrecy caused further complications.
Transforms from a carefree prince to a one-eyed, exiled wanderer, marked by tragedy but also by resilience and a deeper understanding of suffering.
Curious, loyal (initially), regretful, resilient, compassionate, observant.
The Grand Vizier (Usurper)
A man of power and ambition, likely with a commanding presence. His missing eye (the one blinded by the prince) would be a prominent feature, perhaps covered by an eyepatch or a visible scar.
Attire: Before his usurpation, he would wear the rich, but slightly less opulent, robes of a vizier. After becoming king, he would adopt the lavish attire of a sultan, with fine silks, brocades, and possibly a jeweled turban, though perhaps with a darker, more severe aesthetic.
Wants: To seize power; to exact revenge on the prince who blinded him.
Flaw: His overwhelming hatred and desire for revenge, which drives his cruelty.
Rises from vizier to tyrannical king, driven by his long-held grudge.
Vengeful, cruel, ambitious, tyrannical, unforgiving, cunning.
The King (First Calender's Uncle)
A man of royal stature, now deeply afflicted by the loss of his son and brother. He would have a regal but sorrowful appearance, perhaps a bit gaunt from grief.
Attire: While disguised, he wears simple, dark clothing. In his palace, he would wear the rich, but perhaps subdued, robes of a grieving king, made of fine silks in deep, somber colors, with minimal ornamentation.
Wants: To find his lost son; to understand the tragic events surrounding his son's disappearance.
Flaw: His profound grief for his son and brother; his initial secrecy regarding his son's actions.
Moves from deep grief and confusion to a stern, almost unforgiving understanding of his son's fate, revealing a hidden, darker side to his son's character.
Grieving, compassionate (towards his nephew), resolute, secretive, stern (towards his son's fate).
The Lost Prince (First Calender's Cousin)
Described only in his charred state. Before this, he was a prince, likely of noble bearing and appearance, but his actions suggest a darker, more secretive nature. He is found burned to charcoal.
Attire: Found charred, so no discernible clothing. Before, he would have worn rich princely attire, but his secret activities suggest he might have also worn simpler clothes for clandestine meetings.
Wants: Unknown, but his secret tomb and the nature of his death suggest involvement in something forbidden or magical.
Flaw: His secret activities led to his horrific demise.
His story is one of a secret life leading to a sudden, horrific end, serving as a cautionary tale.
Secretive, mysterious, perhaps rebellious or involved in forbidden practices (implied by his father's reaction).
Locations
Public Cemetery
A vast public burial ground with countless tombs, all appearing similar. The ground is likely dry and dusty, typical of an arid climate, with sparse vegetation.
Mood: Somber, desolate, frustrating, mysterious
The Calender searches fruitlessly for his cousin's secret tomb for four days, confirming the reality of the strange event.
The Usurper's Palace Gate
The main entrance to the Calender's father's palace, now heavily guarded. The architecture suggests a grand Arabian palace, with imposing walls and a large gate.
Mood: Foreboding, tense, shocking
The Calender returns to find his father deposed and is immediately arrested by the new king's guards.
Underground Tomb Antechamber
A small, dark antechamber at the bottom of a fifty-step staircase, filled with thick, foul-smelling smoke. A single, beautiful chandelier provides dim, obscured light.
Mood: Eerie, suffocating, mysterious, unsettling
The Calender and his uncle descend into the secret tomb, encountering the first signs of something deeply wrong.
Underground Tomb Main Chamber
A very large chamber supported by massive columns, brightly lit by multiple chandeliers. In the center is a cistern, with provisions stacked on one side. A raised sofa with a wide bed, curtains drawn, is opposite the entrance.
Mood: Horrific, shocking, macabre, mysterious
The Calender and his uncle discover the charred remains of the prince and the lady, revealing the terrible fate that befell them.