LE MARI
by Unknown · from Vie privée et publique des animaux
Adapted Version
Hello! I am a little bee. I have a story for you. It is a little sad, but it has a lesson.
I was a young bee. One morning, I woke up. Other bees called my name. "Come quickly!" they said. The old Big Drone must go away now. He was the Queen Bee's special friend. I saw him. He looked very big. I felt a little sad. I did not want him to go.
The Big Drone was special. He had a special time. He was with the Queen Bee. He walked with her. He helped her often. He was big and strong. He looked very kind. Now he must leave the hive. The Queen Bee told him to go. He looked very scared. I saw his fear. He did not want to go.
I felt very, very sad. I did not like this rule. It was not a kind rule. The Queen Bee said, "He must go now." I did not sting him. My stinger stayed inside me. I felt very sad inside my heart. This rule was not fair. It made me feel bad. I thought about him.
I thought about all Big Drones. They had a special job. They were important bees. They were big and strong. But they always went away. This made me sad. Their life was a little sad. They looked afraid sometimes. They knew they must leave. I felt bad for them.
One day, I saw a new Big Drone. He was very handsome. He was very big. He slept in a big flower. He liked to rest all day. He looked very special. His body was black. I liked him very much. I knew he would go away too. This made me a little sad.
I went to the flower. The Big Drone rested there. I helped him. I cleaned the flower for him. I moved pollen away. I made his bed soft. He did not say thank thank you much. He just slept. He just rested. I did not mind. I liked to help him.
One day, the Big Drone spoke. He looked very happy. He said, "I will be special." He said, "I will be the Queen Bee's friend." He said, "I will be her new special friend." He said, "Tomorrow, I will be!" I heard his words. My heart felt cold.
I felt very, very sad. I felt very, very angry. I did not like his words. I did not want him to go. My heart felt hot. I used my stinger. I stung the Big Drone. He fell down. He went away. He did not move. I watched him go.
I felt bad right away. I was very, very sad. I cried many tears. What did I do? I hurt him. He was gone now. I felt so sad. My heart was broken. I did not want this. I made a big mistake. I felt very, very bad.
I went back to the hive. Everyone was busy. Bees ran around. They looked for the Big Drone. "Where is he?" they asked. He was gone now. No one could find him. The Queen Bee was sad. She looked for him too. All bees looked for him.
The Queen Bee was sad. She was sad for a little while. I was sad too. But then I thought. He was not so special after all. He just liked to rest. He was not very kind. He did not help much. It is good to be kind. It is not good to hurt others.
Original Story
LE MARI
DE LA REINE
Le premier acte politique auquel je pris part en qualité d’Abeille m’impressionna si vivement, que je suis forcée d’attribuer à son influence l’étrangeté qui signala ma vie. Permettez-moi d’entrer en matière sans un plus long préambule et de vous raconter immédiatement ce petit incident.
Je sortais de l’enfance et je venais d’être nommée citoyenne de la ruche, lorsqu’un matin je fus réveillée tout à coup par des bruits inaccoutumés. On frappait à la cloison, on murmurait, on m’appelait par mon nom...
«Qu’est-ce qu’il y a, m’écriai-je, qu’est-ce qu’il y a?
—Viens vite, mignonne, me répondit-on du dehors, on va exécuter monsieur, et tu fais partie du peloton d’honneur.»
Ces mots, que je comprenais à peine,—j’étais si jeune encore!—m’effrayèrent horriblement. Je savais bien que monsieur devait être exécuté, mais l’idée que je pourrais jouer un rôle quelconque dans ce drame ne m’était jamais entrée dans l’esprit.
«Me voilà!» m’écriai-je.
Je fis en toute hâte un bout de toilette et je me précipitai dehors, en proie à la plus vive émotion. Je n’étais pas pâle, j’étais verte.
Monsieur était l’un des plus beaux Faux-Bourdons de la ruche, bien certainement. Un peu gros, mais bien pris, la physionomie douce et une grande distinction. Je l’avais vu bien souvent, accompagnant la Reine dans son inspection quotidienne, l’agaçant par ses reparties, la soutenant de sa patte, partageant avec elle le prestige de la souveraineté et offrant à tous le visage du plus heureux des princes et du plus aimé des époux.
Le peuple l’aimait peu, mais le craignait beaucoup, il avait l’oreille de la Reine; la Reine publiquement l’avait baisé au front, et l’on savait de source certaine, par l’une de ces demoiselles de la chambre, que monsieur allait devenir père. C’était une nouvelle importante, quoiqu’elle nous fût familière, et en un instant, répétée de bouche en bouche, elle remplit chaque alvéole de joie.
Chacune de nous se voyait déjà transformée en nourrice ou en bonne d’enfants et entourée de marmaille, donnant la becquée à ceux-ci, dorlotant ceux-là; déjà l’on préparait dans chaque chambrette un petit coin douillet pour y recevoir le poupon, c’est ainsi que cela se passe chez nous; et le soir, avant de s’endormir, on s’indiquait certaines fleurs du voisinage dont le suc plus délicat fournirait sûrement un miel plus savoureux à toute cette marmaille qui d’un jour à l’autre allait faire son apparition.
Notre attente ne fut pas trompée: notre bien-aimée souveraine mit au monde dix mille jumeaux, tous beaux comme le jour et si forts, si robustes, si pleins de vie, qu’il eût été impossible de faire un choix.
Jamais de ma vie je n’ai vu une Reine plus fière de sa maternité. Le Prince-époux était rayonnant; aussi il ne se contenait pas d’aise, il embrassait incessamment tous ses enfants les uns après les autres, ce qui lui demandait beaucoup de temps à cause du nombre, puis courait savoir des nouvelles de la Reine et revenait bien vite distribuer encore trois ou quatre mille baisers.
J’avais assisté à tout cela, j’avais vu monsieur dans toute sa gloire, et, tout à coup, on me réveille, j’accours et j’aperçois mon Prince qu’on traîne au dernier supplice... bien plus, je suis désignée moi-même pour exécuter la sentence; horreur!
Monsieur fit preuve dans cette circonstance d’une lâcheté excusable, à coup sûr, en un pareil moment. Songez que la nature l’ayant privé de toute arme défensive et offensive, il était complétement à notre discrétion.
«Qu’ai-je fait, ô ma Reine? s’écriait-il en se roulant aux pieds de la souveraine; encore une heure, accordez-moi une heure!... un quart d’heure... cinq minutes... j’ai des révélations à faire, Princesse, j’ai des aveux...
—Dépêchons, mesdemoiselles, répliquait la Reine en dissimulant mal la contrainte qu’elle imposait à son cœur. Il faut que la force reste à la loi: exécutez ce jeune homme désormais inutile; allons, mesdemoiselles, vous m’entendez, dépêchons!»
La Reine rentra dans son cabinet de travail, encore tout plein des souvenirs du Prince, et en un instant la malheureuse victime fut percée de mille coups. Je vivrais cent ans que je n’oublierais pas cette scène-là. Je fis semblant de faire comme toutes ces demoiselles, mais mon aiguillon ne se rougit pas ce jour-là du sang de l’innocent. Il me resta de tout cela une grande tristesse.
«Il y a chez les peuples les plus avancés des lois bien barbares, me disais-je à part moi; pauvres messieurs! pauvres messieurs!» Ces pauvres messieurs, vulgairement appelés Faux-Bourdons, étaient dans notre ruche au nombre de six cents environ, tous appelés à monter d’un jour à l’autre les marches du trône, mais tous appelés aussi à payer cet excès d’honneur par une mort violente et immédiate. Cette perspective donnait à la plupart d’entre eux une physionomie triste qui contrastait singulièrement avec la gaieté générale. Au milieu de l’animation universelle, parmi ces milliers de travailleuses, on les voyait passer lentement, désœuvrés, abattus, effrayés de leur gloire prochaine; au moindre bruit ils se retournaient en tressaillant.
«Ne serait-ce pas la Reine qui nous appelle?» semblaient-ils dire. Et bien vite ils se perdaient dans la foule et s’échappaient hors de la ruche.
Il y a bien des ennuis dans ces positions élevées. Tous ces gros fainéants qui se prélassent dans le velours de leur habit sont plus valets que les autres, vous le voyez bien, et ne méritent pas d’être admirés si fort. Cette admiration est pourtant une folie commune que je serais malvenue de blâmer trop amèrement, puisque moi-même j’en fus victime. Oui, j’aimai un Faux-Bourdon, je l’aimai d’un amour insensé. Il était beau, splendide; au soleil, son corps était resplendissant, et quand il entrait dans la corolle d’une fleur, je tremblais que le contact des pétales ne souillât sa personne. J’étais folle! Eh oui! amour platonique s’il en fut, la nature ne nous en permet pas d’autre, idéal, impossible, amour de poëte, rêverie d’artiste! J’aimais cette brute à cause de son enveloppe.
J’aurais voulu être l’une de ces Libellules aux ailes transparentes et azurées qu’on voit à la tombée du jour voltiger au sommet des herbes, ou promener parmi les fleurs leur beau corps allongé. Ma conscience me disait bien que tout se paye en ce monde, et que ces demoiselles-là, pour avoir la tête grosse, n’en sont pas plus industrieuses pour cela; mais que voulez-vous, j’étais folle, j’étais éprise, je blasphémais.
Je l’avais rencontré un jour, ivre de miel et dormant à poings fermés au beau milieu d’un lis. Il était d’un beau noir velouté au milieu de toutes ces blancheurs. Son visage, sous le pollen jaune dont il était barbouillé, avait conservé son noble aspect. Il ronflait d’une façon régulière et majestueuse, si j’ose dire. Je m’arrêtai éblouie.
«Voilà donc, murmurai-je, le futur mari de la Reine!»
Je m’approchai, et, follement curieuse d’examiner de près un si gros personnage, je lui soulevai légèrement la patte. Il tressaillit et murmura d’une voix somnolente:
«Que désire Sa Majesté?»
Puis, ayant regardé de mon côté, il s’aperçut de son erreur; il ajouta en souriant:
«Je ne te gêne pas, mon enfant? Eh bien, continue ta besogne et laisse-moi dormir en paix.»
Il y avait au fond de cette fleur une odeur pénétrante et délicieuse qui, sans doute, me monta au cerveau, car je perdis immédiatement la conscience de mes devoirs et je restai rêveuse en face de ce Faux-Bourdon. «Que sommes-nous, pensai-je, nous autres misérables travailleuses, fabriquant le miel, pétrissant la cire ou soignant les marmots, que sommes-nous en comparaison de ces admirables désœuvrés qui s’endorment au fond des fleurs et rêvent perpétuellement que la Reine leur sourit?»
Alors, oh! je l’avoue, j’eus honte de ma condition modeste et laborieuse. «Comment pourrait-il, en effet, aimer une bonne d’enfant? me disais-je. Si j’étais au moins l’une de ces belles guêpes à fine taille qui s’en vont par le monde, agaçant les passants, insouciantes, coquettes, méchantes, inutiles, toujours armées et toujours en toilette, peut-être m’aimerait-il!»
La crainte n’est-elle pas un commencement d’amour?
La menace n’est-elle pas un moyen de séduction?
Toutes ces pensées et mille autres plus folles encore bouillonnaient dans ma tête, mais mon admiration pour lui n’en devint que plus violente, et je m’écriai hors de moi:
«Ah, tenez, Prince, vous êtes véritablement bien beau!
—Je le sais, ma mignonne, je le sais; ma position m’y oblige, mais laisse-moi me rendormir.»
Cette réponse me fit beaucoup de peine. Le malheureux n’avait pas compris que je l’adorais. Et ce qui me séduisait en lui, j’ai peine à l’avouer, c’était le prestige de son oisiveté princière, c’était cette livrée de Prince-époux, cette obésité de fainéant, c’était la faiblesse de ce gros corps désarmé, c’était l’aplomb insolent du favori. Je le méprisais au fond, mais je l’aimais follement. Je savais qu’il avait l’habitude de venir presque chaque jour dormir dans le lis où je l’avais trouvé; j’y vins aussi. Je faisais mon ouvrage rapidement, j’habillais bien vite les petits confiés à ma garde, je leur distribuais à la hâte leur tartine, et je me rendais dans le calice parfumé. Là, je lui préparais une place, je balayais de mon aile la poudre jaune qui aurait pu s’attacher à lui. S’il se trouvait au fond de la corolle quelques gouttes de rosée, de mon aiguillon je perçais la cloison et l’eau s’échappait lentement, de sorte que mon Faux-Bourdon chéri pouvait se reposer tranquille, à sa place accoutumée, sans crainte des rhumatismes.
Il ne m’en était pas plus reconnaissant pour cela, car son indifférence et ses exigences augmentaient en raison de mes soins et de mes tendresses. «Tu me pousseras à bout,» lui disais-je de temps en temps.
Il souriait, s’étalait béatement et ajoutait: «Veille autour de cette fleur, de peur que quelque insecte n’y pénètre et ne trouble mon repos.» J’étais indignée, et cependant je veillais autour de la fleur. Un jour je le vis arriver; il était fort pâle, et cependant sa démarche avait je ne sais quoi de plus compassé qu’à l’ordinaire.
«Qu’avez-vous, Prince? lui dis-je avec intérêt.
—Retire-toi, petite, j’ai besoin d’air, et le soleil ne sera pas fâché de me voir aujourd’hui face à face.»
Je me sentis trembler, je prévoyais quelque malheur.
«Demain, demain, s’écria-t-il en faisant des gestes qui dénotaient le trouble de son âme, demain je serai... le mari de la Reine.»
Un voile obscurcit mes yeux, une sourde rage s’empara de moi, je sentis que je devenais folle de jalousie.
«D’ici à demain il peut se passer bien des choses, murmurai-je d’une voix étranglée.
—Tais-toi! oses-tu bien en ma présence prononcer de semblables paroles!
—Non, fis-je, non, tu ne monteras pas les marches du trône!»
Je m’élançai sur lui et, profitant d’un moment où il détournait la tête, je lui plongeai mon aiguillon dans le cœur.
A peine eut-il rendu le dernier soupir que je fondis en larmes, j’étais au désespoir.
Je rentrai dans la ruche. Tout y était en désordre, le peuple tout entier semblait en proie à la plus vive agitation; on se poussait, on se heurtait...
«Que se passe-t-il donc? dis-je à la première Abeille que je rencontrai.
—Il se passe, il se passe que l’un de ces messieurs a disparu.
—Et comment le sait-on?» J’étais tremblante.
«A l’appel de ce soir, il n’y avait que cinq cent quatre-vingt-dix-neuf Faux-Bourdons présents. La Reine a eu une attaque de nerfs, on se perd en conjectures.
—Ah! c’est une horrible aventure!» Et je me perdis dans la foule.
La Reine fut inconsolable, moi aussi, pendant deux jours environ, et ce fut tout. C’était du reste un bien sot animal que ce Faux-Bourdon. Ne me parlez pas des fainéants bien habillés.
Gustave Z.
Story DNA
Moral
Blind admiration for superficial status and idleness can lead to destructive obsession and regret.
Plot Summary
A young worker bee recounts her first experience participating in the ritual execution of the Queen's consort, a drone, which profoundly impacts her. She later develops an obsessive, unrequited love for another drone, admiring his beauty and privileged idleness despite knowing his inevitable fate. When this beloved drone is chosen to be the next Queen's consort, the narrator, consumed by jealousy, stings him to death. She is immediately filled with despair and regret, but ultimately dismisses her victim as a 'silly animal,' reflecting cynically on the superficiality of her past infatuation and the harsh realities of her society.
Themes
Emotional Arc
innocence to disillusionment to despair to cynical acceptance
Writing Style
Narrative Elements
Cultural Context
The story uses the natural life cycle of a bee colony (queen, worker bees, drones, drone execution) as an allegory for human society, power, and sacrifice, reflecting societal anxieties or observations about class and gender roles in the late 19th/early 20th century.
Plot Beats (11)
- The narrator, a young worker bee, is called to participate in the execution of the Queen's consort, a drone she had previously admired.
- She describes the drone's brief period of glory as the Queen's husband and father of 10,000 offspring, followed by his cowardly but inevitable execution.
- The narrator, though participating, secretly spares him and is left with profound sadness and a critical view of her society's 'barbaric' laws.
- She reflects on the melancholy existence of all drones, destined for a glorious but violent end.
- She develops an intense, platonic love for another drone, admiring his beauty, idleness, and princely status, despite knowing his ultimate fate.
- She secretly tends to him in a lily, cleaning his resting place and ensuring his comfort, while he remains indifferent and demanding.
- One day, the drone announces he is to become the new Queen's consort the following day.
- Overwhelmed by jealousy and rage, the narrator stings him to death.
- She immediately regrets her action and is filled with despair.
- Returning to the hive, she finds chaos as the drone's disappearance is discovered.
- The Queen is inconsolable for two days, and the narrator also feels despair, but eventually dismisses the drone as a 'silly animal' and 'well-dressed idler'.
Characters
The Narrator (L'Abeille)
A worker bee, small and slender compared to the drones. Her body is segmented, covered in fine, short hairs, likely a dark brown or black with yellow or orange stripes. She possesses six delicate, jointed legs and two pairs of transparent, veined wings. Her sting, usually a defensive weapon, is capable of piercing. Her overall build is agile and industrious.
Attire: Her natural bee exoskeleton, likely dark brown/black with yellow/orange stripes, which serves as her 'uniform' as a worker bee. No additional clothing.
Wants: Initially driven by duty and the collective good of the hive. Later, her primary motivation becomes an irrational, infatuated love for the Drone, and then a desperate jealousy.
Flaw: Her intense, irrational infatuation and jealousy, which leads her to commit a violent act against the object of her affection.
Starts as an innocent, dutiful worker bee, becomes infatuated with a Drone, experiences intense jealousy, commits murder, and is left with profound sadness and a cynical view of 'high positions' and 'fainéants'. She transforms from naive to disillusioned.
Impressionable, diligent, romantic, jealous, impulsive, regretful. She is initially naive but quickly becomes disillusioned and driven by strong emotions.
Monsieur (The Drone)
One of the most beautiful Drones in the hive, a bit stout but well-proportioned. His body is larger and more robust than a worker bee's, with a velvety, deep black coloration that shines splendidly in the sun. He is described as 'gros' (fat/large) and 'désarmé' (unarmed, lacking a sting).
Attire: His natural bee exoskeleton, described as a 'velvet suit' ('velours de leur habit') due to its rich, dark, velvety appearance. No additional clothing.
Wants: To enjoy his life of leisure, sleep in flowers, and eventually fulfill his biological role as the Queen's mate, despite the fatal consequences.
Flaw: His complete lack of defensive capabilities (no sting), his idleness, and his obliviousness to the feelings of others, which makes him vulnerable.
Starts as a pampered, admired, and oblivious drone. Experiences a brief moment of glory as the Queen's mate and father of her offspring, then faces a sudden, violent death, fulfilling his biological destiny.
Lazy, vain, self-important, somewhat oblivious, cowardly when faced with death. He enjoys his privileged position and idleness.
The Queen
A majestic bee, likely larger than the worker bees and drones, with a more elongated abdomen. Her appearance suggests sovereignty and fertility. She is capable of showing emotion, such as pride and distress.
Attire: Her natural bee exoskeleton, which signifies her royal status through its size and perhaps a subtle difference in coloration or sheen compared to other bees. No additional clothing.
Wants: To ensure the continuation and order of the hive, which includes mating and laying eggs, and upholding the hive's laws.
Flaw: Her adherence to the harsh laws of the hive, which demand the sacrifice of her mate, causing her personal distress.
Remains largely static, fulfilling her role as Queen. She experiences the joy of motherhood and the sorrow of her mate's execution, but quickly recovers to maintain her duties.
Proud, authoritative, duty-bound, emotionally constrained, capable of deep sorrow (for a short period). She prioritizes the law of the hive over personal feelings.
Locations
The Beehive Interior
A bustling, enclosed space made of hexagonal cells (alvéoles) and partitions (cloisons). It is filled with the constant activity of thousands of worker bees, preparing nurseries, distributing food, and moving through crowded passages. The Queen's study (cabinet de travail) is mentioned as a specific, more private area within.
Mood: Initially routine and busy, then shifts to agitated, chaotic, and mournful after the execution and disappearance.
The narrator is awakened and called to the execution; the execution of the first Prince-Consort takes place here; the hive is in disarray after the second Prince-Consort's disappearance.
The White Lily
A large, pristine white lily flower, its petals forming a deep calyx. The interior of the flower is fragrant and contains a pool of dew. It is a secluded spot where the drone often sleeps, covered in yellow pollen.
Mood: Initially peaceful and idyllic, then becomes a place of secret longing, obsession, and ultimately, violent betrayal.
The narrator first encounters her beloved drone sleeping here; she secretly visits him, tending to his comfort; she ultimately murders him here.
Surrounding Flower Garden/Meadow
A vibrant area outside the hive, filled with various flowers like lilies, and tall grasses. It is a source of nectar and pollen for the worker bees, and a place where dragonflies (Libellules) might hover at dusk.
Mood: Generally cheerful and industrious for worker bees, but also a place of escape and contemplation for the narrator, where she observes other insects and dreams of a different life.
Worker bees gather nectar here; the narrator observes dragonflies and dreams of being one; the drone is often found sleeping in flowers here.