NICOLAS LE PHILOSOPHE

by Alexandre Dumas · from Histoire d'un casse-noisette

fairy tale moral tale humorous Ages 8-14 2827 words 13 min read
Cover: NICOLAS LE PHILOSOPHE

Adapted Version

CEFR A1 Age 5 137 words 1 min Canon 95/100

655 words (target ~707 ±20%, so 566-848 — well within range). Here's what was fixed:

`★ Insight ─────────────────────────────────────` **Changes made:** 1. **Sentence splitting** — Broke apart 9+ word sentences like "He worked very hard for a kind man" → "He worked very hard. He worked for a kind man." and "Then he saw a man with a horse" → "Then he saw a man. The man had a horse." 2. **Vocabulary** — Replaced "wonderful" (3 syllables) with "so good" (A1-level). Only remaining 3-syllable word is "Nicolas" (character name per adaptation plan). 3. **Word count** — Expanded from 610 to 655 by adding small sensory details and reactions at natural points ("The cow was big and brown", "Ha ha ha!"), keeping within the ±20% target range. 4. **All sentences now 8 words or fewer** — verified programmatically. `─────────────────────────────────────────────────`

Original Story 2827 words · 13 min read

NICOLAS LE PHILOSOPHE

Après avoir servi son maître pendant sept ans, Nicolas lui dit:

—Maître, j'ai fait mon temps, je voudrais bien retourner près de ma mère; donnez-moi mes gages.

—Tu m'as servi fidèlement comme intelligence et probité, répondit le maître de Nicolas; la récompense sera en rapport avec le service.

Et il lui donna un lingot d'or, qui pouvait bien peser cinq ou six livres. Nicolas tira son mouchoir de sa poche, y enveloppa le lingot, le chargea sur son épaule et se mit en route pour la maison paternelle.

En cheminant et en mettant toujours une jambe devant l'autre, il finit par croiser un cavalier qui venait à lui, joyeux et frais, et monté sur un beau cheval.

—Oh! dit tout haut Nicolas, la belle chose que d'avoir un cheval! On monte dessus, on est dans sa selle comme sur un fauteuil, on avance sans s'en apercevoir, et l'on n'use pas ses souliers.

Le cavalier, qui l'avait entendu, lui cria:

—Hé! Nicolas, pourquoi vas-tu donc à pied?

—Ah! ne m'en parlez point, répondit Nicolas; ça me fait d'autant plus de peine, que j'ai là, sur l'épaule, un lingot d'or qui me pèse tellement, que je ne sais à quoi tient que je ne le jette dans le fossé.

—Veux-tu faire un échange? demanda le cavalier.

—Lequel? fit Nicolas.

—Je te donne mon cheval, donne-moi ton lingot d'or.

—De tout mon coeur, dit Nicolas; mais, je vous préviens, il est lourd en diable.

—Bon! ce n'est point là ce qui empêchera le marché de se faire, dit le cavalier.

Et il descendit de son cheval, prit le lingot d'or, aida Nicolas à monter sur la bête et lui mit la bride en main.

—Quand tu voudras aller doucement, dit le cavalier, tu tireras la bride à toi en disant: «Oh!» Quand ta voudras aller vite, tu lâcheras la bride en disant: «Hop!

Le cavalier, devenu piéton, s'en alla avec son lingot; Nicolas, devenu cavalier, continua son chemin avec son cheval.

Nicolas ne se possédait pas de joie en se sentant si carrément assis sur sa selle; il alla d'abord au pas, car il était assez médiocre cavalier, puis au trot, puis il s'enhardit et pensa qu'il n'y aurait pas de mal à faire un petit temps de galop.

Il lâcha donc la bride et fit clapper sa langue en criant:

—Hop! hop!

Le cheval fit un bond, et Nicolas roula à dix pas de lui.

Puis, débarrassé de son cavalier, le cheval partit à fond de train, et Dieu sait où il se fût arrêté, si un paysan qui conduisait une vache ne lui eût barré le chemin.

Nicolas se releva, et, tout froissé, se mit à courir après le cheval, que le paysan tenait par la bride; mais, tout triste de sa déconfiture, il dit au brave homme:

—Merci, mon ami!… C'est une sotte chose que d'aller à cheval, surtout quand on a une rosse comme celle-ci, qui rue, et, en ruant, vous démonte son homme de manière à lui casser le cou. Quant à moi, je sais bien une chose, c'est que jamais je ne remonterai dessus. Ah! continua Nicolas avec un soupir, j'aimerais bien mieux une vache; on la suit à son aise par derrière, et l'on a, en outre, son lait par-dessus le marché, sans compter le beurre et le fromage. Foi de Nicolas! je donnerais bien des choses pour avoir une vache comme la vôtre.

—Eh bien, dit le paysan, puisqu'elle vous plaît tant, prenez-la; je consens à l'échanger contre votre cheval.

Nicolas fut transporté de joie: il prit la vache par son licol; le paysan enfourcha le cheval et disparut.

Et Nicolas se remit en route, chassant la vache devant lui, et songeant à l'admirable marché qu'il qu'il venait de faire.

Il arriva à une auberge, et, dans sa joie, il mangea tout ce qu'il avait emporté de chez son maître, c'est-à-dire un excellent morceau de pain et de fromage; puis, comme il avait deux liards dans sa poche, il se fit servir un demi-verre de bière et continua de conduire sa vache du côté de son village

Vers midi, la chaleur devint étouffante, et, juste en ce moment, Nicolas se trouvait au milieu d'une lande qui avait bien encore deux lieues de longueur.

La chaleur était si insupportable, que le pauvre Nicolas en tirait la langue de trois pouces hors de la bouche.

—Il y a un remède à cela, se dit Nicolas: je vais traire ma vache et me régaler de lait.

Il attacha la vache à un arbre desséché, et, comme il n'avait pas de seau, il posa à terre son bonnet de cuir; mais, quelque peine qu'il se donnât, il ne put faire sortir une goutte de lait de la mamelle de la bête.

Ce n'était pas que la vache n'eût point de lait, mais Nicolas s'y prenait mal, si mal, que la bête rua, comme on dit, en vache, et, d'un de ses pieds de derrière, lui donna un tel coup à la tête, qu'elle le renversa, et qu'il fut quelque temps à rouler droite et à gauche, sans parvenir à se remettre sur ses pieds.

Par bonheur, un charcutier vint à passer avec sa charrette, où il y avait un porc.

—Eh! eh! demanda le charcutier, qu'y a-t-il donc, mon ami? es-tu ivre?

—Non pas, dit Nicolas, au contraire, je meurs de soif.

—Cela ne serait pas une raison: nul n'est plus altéré qu'un ivrogne; au reste, et à tout hasard, mon pauvre garçon, bois un coup.

Il aida Nicolas à se remettre sur ses pieds et lui présenta sa gourde.

Nicolas l'approcha de sa bouche et y but une large gorgée.

Puis, ayant reprit ses sens:

—Voulez-vous me dire, demanda-t-il au charcutier, pourquoi ma vache ne donne pas de lait?

Le charcutier se garda bien de lui dire que c'était parce qu'il ne savait point la traire.

—Ta vache est vieille, lui dit-il, et n'est plus bonne à rien.

—Pas même à tuer? demanda Nicolas.

—Qui diable veux-tu qui mange de la vieille vache? Autant manger de la vache enragée!

—Ah! dit Nicolas, si j'avais un joli petit porc comme celui-ci, à la bonne heure! cela est bon depuis les pieds jusqu'à la tête: avec la chair, on fait du salé; avec les entrailles, on fait des andouillettes; avec le sang, on fait du boudin.

—Écoute, dit le charcutier, pour t'obliger… mais c'est purement et simplement pour t'obliger… je te donnerai mon porc, si ta veux me donner ta vache.

—Que Dieu te récompense, brave homme! dit Nicolas.

Et, remettant sa vache au charcutier, il descendit le porc de la charrette et prit le bout de la corde pour le conduire.

Nicolas continua sa route en songeant combien tout allait selon ses désirs.

Il n'avait pas fait cinq cents pas, qu'un jeune garçon le rattrapa. Celui-ci portait sous son bras une oie grasse.

Pour passer le temps, Nicolas commença à parler de son bonheur et des échanges favorables qu'il avait faits.

De son côté, le jeune garçon lui raconta qu'il portait son oie pour festin de baptême.

—Pèse-moi cela par le cou, dit-il à Nicolas. Hein! est-ce lourd! Il est vrai que voilà huit semaines qu'on l'engraisse avec des châtaignes. Celui qui mordra là-dedans devra s'essuyer la graisse des deux côtés du menton.

—Oui, dit Nicolas en la soupesant d'une main, elle a son poids; mais mon cochon pèse bien vingt oies comme la tienne.

Le jeune garçon regarda de tous côtés d'un air pensif, et en secouant la tête:

—Écoute, dît-il à Nicolas, je ne te connais que depuis dix minutes, mais tu m'as l'air d'un brave garçon; il faut que ta saches une chose, c'est qu'il se pourrait qu'à l'endroit de ton cochon, tout ne fût pas bien en ordre: dans le village que je viens de traverser, on en a volé un au percepteur. Je crains fort que ce ne soit justement celui que tu mènes. Ils ont requis la maréchaussée et envoyé des gens pour poursuivre le voleur, et, tu comprends, ce serait une mauvaise affaire pour toi si l'on te trouvait conduisant ce cochon. Le moins qu'il pût t'arriver, ce serait d'être conduit en prison jusqu'au moment où l'affaire serait éclaircie.

A ces mots, la peur saisit Nicolas.

—Jésus Dieu! dit-il, tire-moi de ce mauvais pas, mon garçon; tu connais ce pays que j'ai quitté depuis quinze ans, de sorte que tu as plus de défense que moi. Donne-moi ton oie et prends mon cochon.

—Diable! fit le jeune garçon, je joue gros jeu; cependant, je ne puis laisser un camarade dans l'embarras.

Et, donnant son oie à Nicolas, il prit le cochon par la corde, et se jeta avec lui dans un chemin de traverse.

Nicolas continua sa route, débarrassé de ses craintes, et portant gaiement son oie sous son bras.

—En y réfléchissant bien, se disait-il, je viens, outre la crainte dont je suis débarrassé, de faire un marché excellent. D'abord, voilà une oie qui va me donner un rôti délicieux, et qui, tout en rôtissant, me donnera une masse de graisse avec laquelle je ferai des tartines pendant trois mois, sans compter les plumes blanches qui me confectionneront un bon oreiller, sur lequel, dès demain au soir, je vais dormir sans être bercé. Oh! c'est ma mère qui sera contente, elle qui aime tant l'oie!

Il achevait à peine ces paroles, qu'il se trouva côte à côte avec un homme qui portait un objet enfermé dans sa cravate, qu'il tenait pendue à la main.

Cet objet gigottait de telle façon, et imprimait à la cravate de tels balancements, qu'il était évident que c'était un animal vivant, et que cet animal regrettait fort sa liberté.

—Qu'avez-vous donc là, compagnon? demanda Nicolas.

—Où, là? fit le voyageur.

—Dans votre cravate.

—Oh! ce n'est rien, répondit le voyageur en riant.

Puis, regardant autour de lui pour voir si personne n'était portée d'entendre ce qu'il allait dire:

—C'est une perdrix que je viens de prendre au collet, dit-il; seulement, je suis arrivé à temps pour la prendre vivante. Et vous, que portez-vous là?

—Vous le voyez bien, c'est une oie, et une belle, j'espère.

Et, tout fier de son oie, Nicolas la montra au braconnier.

Celui-ci regarda l'oie d'un air de dédain, la prit et la flaira.

—Hum! dit-il, quand comptez-vous la manger?

—Demain au soir, avec ma mère.

—Bien du plaisir! dit en riant le braconnier.

—Je m'en promets, en effet, du plaisir; mais pourquoi riez-vous?

—Je ris, parce que votre oie est bonne à manger aujourd'hui, et encore, encore, en supposant que vous aimiez les oies faisandées.

—Diable! vous croyez? fit Nicolas.

—Mon cher ami, sachez cela pour votre gouverne: quand on achète une oie, on l'achète vivante; de cette façon-là, on la tue quand on veut, et on la mange quand il convient: croyez-moi, si vous voulez tirer de votre oie un parti quelconque, faites-la rôtir la première auberge que vous rencontrerez sur votre chemin, et mangez-la jusqu'au dernier morceau.

—Non, dit Nicolas; mais faisons mieux: prenez mon oie, qui est morte, et donnez-moi votre perdrix, qui est vivante: je la tuerai demain au matin, et elle sera bonne à manger demain au soir.

—Un autre te demanderait du retour; mais, moi, je suis bon compagnon; quoique ma perdrix soit vivante et que ton oie soit morte, je te donne ma perdrix troc pour troc.

Nicolas prit la perdrix, la mit dans son mouchoir, qu'il noua par les quatre coins, et, pressé d'arriver le plus tôt possible, il laissa son compagnon entrer dans une auberge pour y manger son oie, et continua sa route à travers le village.

Au bout du village, il trouva un rémouleur.

Le rémouleur chantait, tout en repassant des couteaux et des ciseaux, le premier couplet d'une chanson que connaissait Nicolas.

Nicolas s'arrêta et se mit à chanter le second couplet.

Le rémouleur chanta le troisième.

—Bon! lui dit Nicolas, du moment que vous êtes gai, c'est que vous étés content.

—Ma foi, oui! répondit le rémouleur; le métier va bien, et, chaque fois que je mets la main à la pierre, il en tombe une pièce d'argent. Mais que portez-vous donc là qui frétille ainsi dans votre cravate?

—C'est une perdrix vivante.

—Ah!… Où l'avez-vous prise?

—Je ne l'ai pas prise, je l'ai eue en échange d'une oie.

—Et l'oie?

—Je l'avais eue en échange d'un cochon.

—Et le cochon?

—Je l'avais en en échange d'une vache.

—Et la vache?

—Je l'avais eue en échange d'un cheval.

—Et le cheval?

—Je l'avais eu en échange d'un lingot d'or.

—Et ce lingot d'or?

—C'était le prix de mes sept années de service.

—Peste! vous avez toujours su vous tirer d'affaire!

—Oui, jusqu'aujourd'hui, cela a assez bien marché; seulement, une fois rentré chez ma mère, il me faudrait un état dans le genre du vôtre.

—Ah! en effet, c'est un crâne état.

—Est-il bien difficile?

—Vous voyez: il n'y a qu'à faire tourner la meule et en approcher les couteaux ou les ciseaux qu'on veut affûter.

—Oui; mais il faut une pierre.

—Tenez, dit le rémouleur en poussant une vieille meule du pied, en voilà une qui a rapporté plus d'argent qu'elle ne pèse, et cependant elle pèse lourd!

—Et ça coûte cher, n'est-ce pas, une pierre comme celle-là?

—Dame! assez cher, fit le rémouleur; mais, moi, je suis bon garçon: donnez-moi votre perdrix, je vous donnerai ma meule. Ça vous va-t-il?

—Parbleu! est-ce que cela se demande? dit Nicolas; puisque j'aurai de l'argent chaque fois que je mettrai la main à la pierre, de quoi m'inquiéterais-je maintenant?

Et il donna sa perdrix au rémouleur, et prit la vieille meule que l'autre avait mise au rebut.

Puis, la pierre sous le bras, il partit, le coeur plein de joie et les yeux brillants de satisfaction.

—Il faut que je sois né coiffé! se dit Nicolas; je n'ai qu' souhaiter pour que mon souhait soit exaucé!

Cependant, après avoir fait une lieue ou deux, comme il était en marche depuis le point du jour, il commença, alourdi par le poids de la meule, à se sentir très fatigué; la faim aussi le tourmentait, ayant mangé le matin ses provisions de toute la journée, tant sa joie était grande, on se le rappelle, d'avoir troqué sa vache pour un cheval! A la fin, la fatigue prit tellement le dessus, que, de dix pas en dix pas, il était forc de s'arrêter; la meule aussi lui pesait de plus en plus, car elle semblait s'alourdir au fur et à mesure que ses forces diminuaient.

Il arriva, eu marchant comme une tortue, au bord d'une fontaine où bouillonnait une eau aussi limpide que le ciel qu'elle reflétait; c'était une source dont on ne voyait pas le fond.

—Allons, s'écria Nicolas, il est dit que j'aurai de la chance jusqu'au bout; au moment où j'allais mourir de soif, voilà une fontaine!

Et, posant sa meule an bord de la source, Nicolas se mit à plat ventre, et but à sa soif pendant cinq minutes.

Mais, en se relevant, le genou lui glissa; il voulut se retenir la meule, et, en se retenant, il poussa la pierre, qui tomba l'eau et disparut dans les profondeurs de la source.

—En vérité! dit Nicolas demeurant un instant à genoux pour prononcer son action de grâce, le bon Dieu est réellement bien bon de m'avoir débarrassé de cette lourde et maussade pierre, sans que j'aie le plus petit reproche à me faire.

Et, allégé de tout fardeau, les mains et les poches vides, mais le coeur joyeux, il reprit, tout courant, le chemin de la maison de sa mère.

FIN

End of Project Gutenberg's Histoire d'un casse-noisette, by Alexandre Dumas

*** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK HISTOIRE D'UN CASSE-NOISETTE ***

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Story DNA

Moral

Sometimes, what seems like a good deal or a stroke of luck can lead to losing everything, and true contentment comes from within, not from material possessions.

Plot Summary

Nicolas, a faithful servant, receives a heavy gold ingot as his wages and sets off for home. Along the way, he repeatedly trades his possessions for what he perceives as better deals, but each exchange leaves him with something less valuable or more burdensome. He trades his gold for a horse, the horse for a cow, the cow for a pig, the pig for a goose, and the goose for a partridge. Finally, he trades the partridge for a heavy grindstone, believing it will make him rich. Exhausted by the grindstone's weight, he accidentally drops it into a spring, and to his surprise, feels immense relief at being free of all burdens, continuing his journey home light-hearted and empty-handed.

Themes

naivetycontentmentthe illusion of gainsimplicity

Emotional Arc

joy to relief

Writing Style

Voice: third person omniscient
Pacing: brisk
Descriptive: sparse
Techniques: repetition of exchange structure

Narrative Elements

Conflict: person vs self
Ending: happy
the gold ingot (initial wealth/burden)the grindstone (illusory wealth/ultimate burden)the spring (purification/release)

Cultural Context

Origin: French
Era: pre-industrial

This story reflects a time when bartering was common, and people often traveled on foot, making heavy possessions a significant burden. The fear of being accused of theft (as with the pig) highlights the social anxieties of the period.

Plot Beats (10)

  1. Nicolas receives a heavy gold ingot for seven years of service and begins his journey home.
  2. He encounters a cavalier, complains about the gold's weight, and trades it for a horse.
  3. Nicolas is thrown from the horse, decides horses are dangerous, and trades it for a cow with a peasant.
  4. He tries to milk the cow but fails, gets kicked, and is convinced by a butcher that the cow is old and useless, trading it for a pig.
  5. A young boy frightens Nicolas into believing the pig is stolen, so Nicolas trades it for the boy's goose.
  6. A poacher convinces Nicolas the goose is spoiled, so Nicolas trades it for the poacher's live partridge.
  7. Nicolas meets a grinder, expresses a desire for a trade like his, and trades his partridge for a heavy grindstone, believing it will bring him wealth.
  8. Exhausted by the grindstone's weight and hunger, Nicolas stops at a spring to drink.
  9. While drinking, Nicolas slips, accidentally pushes the grindstone into the spring, and watches it disappear.
  10. Feeling immense relief at being rid of the heavy burden, Nicolas joyfully continues his journey home, empty-handed but light-hearted.

Characters

👤

Nicolas

human young adult male

Of average height and build, with a somewhat naive and easily swayed demeanor. He is not described as particularly strong, as he struggles with the weight of the gold ingot and later the grindstone. His movements are initially brisk but become increasingly fatigued.

Attire: Simple, practical peasant attire typical of 19th-century rural France. This would include sturdy linen or wool trousers, a plain shirt, and a waistcoat. He carries a handkerchief, which he uses to wrap the gold ingot. He wears a leather cap, which he later uses to try and milk the cow. His shoes are mentioned as being worn from walking.

Wants: To return home to his mother with his earnings and to live a comfortable, easy life without much effort. He is driven by immediate gratification and the desire for convenience.

Flaw: Extreme naivety and poor judgment. He is easily tricked and consistently makes disadvantageous trades, valuing superficial convenience over actual worth. He also lacks practical skills (like milking a cow).

Nicolas begins with a substantial reward (a gold ingot) and ends with nothing, yet he remains joyful and unburdened. His arc is one of material loss but consistent emotional contentment, highlighting a philosophical detachment from worldly possessions.

His leather cap, which he attempts to use as a milking pail.

Naive, optimistic, easily persuaded, content, and somewhat foolish. He readily exchanges valuable items for less valuable ones based on immediate desires or perceived convenience. He is also grateful and sees the positive in every situation, even misfortune.

👤

The Master

human adult male

Not explicitly described, but implied to be a man of means and fairness, given the substantial reward he gives Nicolas. Likely well-dressed and of a respectable bearing.

Attire: Formal, well-maintained clothing appropriate for a landowner or merchant in 19th-century France, perhaps a dark wool coat, a crisp white shirt, and a cravat.

Wants: To justly reward his loyal servant.

Flaw: None explicitly shown.

Static character, appearing only at the beginning.

The gold ingot he presents to Nicolas.

Fair, appreciative, and generous, recognizing Nicolas's faithful service with a valuable reward.

👤

The Cavalier

human adult male

Appears 'joyeux et frais' (joyful and fresh), suggesting a well-maintained appearance and a confident bearing. He is mounted on a beautiful horse.

Attire: Riding attire appropriate for a traveler of some means in 19th-century France. This would include a fitted riding coat, breeches, tall boots, and possibly a tricorn hat or a simpler, sturdy hat. Colors might be practical, like dark green or brown, but well-tailored.

Wants: To acquire wealth (the gold ingot) with minimal effort by exploiting Nicolas's desire for convenience.

Flaw: None explicitly shown, as he successfully achieves his goal.

Static character, serving as the first catalyst for Nicolas's exchanges.

His 'beautiful horse' and his confident riding posture.

Opportunistic, clever, and persuasive. He quickly identifies Nicolas's naivety and seizes the chance to make a profitable exchange.

Locations

Country Road

outdoor morning clear, pleasant weather

A winding, unpaved country road, likely dusty, where Nicolas walks, putting one leg in front of the other. It is open enough for a horse and rider to pass easily.

Mood: ordinary, journey-like, open

Nicolas exchanges his gold ingot for a horse.

unpaved road roadside ditch distant fields or trees

Sun-drenched Heath

outdoor midday hot, stifling heat, dry

A long, open heath, stretching for two leagues, under a stifling midday sun. The ground is dry and exposed, with sparse vegetation, and features a single dried-up tree.

Mood: desolate, oppressive, parched

Nicolas attempts to milk his cow and is kicked; he then exchanges the cow for a pig.

dry, open heathland scorched ground solitary dried-up tree intense overhead sun

Village Edge with Grinder's Stand

outdoor afternoon clear, pleasant weather

The very end of a village, where a knife grinder is working. The setting implies a small, bustling rural community, with the grinder's equipment set up outdoors.

Mood: lively, industrious, communal

Nicolas exchanges his partridge for the grinder's old grindstone.

knife grinder's stand spinning grindstone knives and scissors village houses in background dirt path

Forest Spring

outdoor late afternoon/early evening mild, refreshing

The edge of a forest, where a clear, bubbling spring emerges. The water is so transparent it reflects the sky and its depth is unseen. The surrounding area is natural and likely shaded.

Mood: serene, natural, refreshing

Nicolas drinks from the spring, slips, and loses his grindstone.

bubbling spring crystal-clear water forest edge mossy ground or rocks reflected sky