Le Monstre Yatama
by Claudius Ferrand · from Fables et légendes du Japon
Adapted Version
Long, long ago, in a land far away, lived a sun goddess named Amaterasu. She had a brother, Susanoo. Susanoo liked to play tricks.
Susanoo was a big god. He was strong. He liked to play. He liked to play tricks. Sometimes he was naughty. One day, Susanoo did a bad thing. He burned Amaterasu's workshop. Her workers ran away scared. Amaterasu was very angry. She went into a dark cave. She did not come out. The world became dark and cold.
Other gods were sad. They wanted Amaterasu to come out. A god named Asagao had an idea. "Let's make music!" he said. They played drums and flutes. They danced outside the cave. They made a lot of noise. Amaterasu heard the noise. She was curious. She opened the cave door a little. Light came out. Chikara, a strong god, pulled her out. The world was bright again. Everyone was happy.
Amaterasu stayed out. But she said Susanoo must leave. He could not stay with the gods. Susanoo went to Earth. He was very sad. He had no home.
Susanoo walked by a river. He saw a small house. An old man and woman lived there. They were very sad. Their daughter, Inada, was with them. She was also sad. The old man, Ashi, told Susanoo a story. A big monster lived near. Its name was Yatama. It had eight heads. Yatama took their daughters away. Seven girls were gone. Inada was the last one. Yatama would come tonight.
Susanoo felt very sorry for them. He liked Inada very much. He told them he was a god. "I will help you," Susanoo said. "I will fight Yatama. I will save Inada." Susanoo made a plan. He took big stones. He made them into bowls. He filled the bowls with water. He used his sword. The water became a special sweet drink. Inada's face shone in each bowl.
Yatama came when night fell. It saw Inada's face. It smelled the sweet drink. The monster drank all the bowls. Yatama became very sleepy. It fell down and slept. Susanoo came out. He took his sword. He fought Yatama. He was very brave. Susanoo made the monster go away forever. Inada was safe now.
After the monster was gone, Susanoo looked. He found something special. It was a very special sword. The sword was inside Yatama's tail. It shone brightly. Susanoo loved Inada. He married her. They built a nice house. They lived happily on Earth. They were very happy there.
Susanoo's exile ended. He went back to the gods' home. Inada went with him. She became a goddess too. Susanoo gave the special sword to Amaterasu. They made up. Susanoo and Inada's house is special. People still visit it. The special sword was a gift. It became one of Japan's treasures. It is very important.
Susanoo was naughty at first. But then he was brave and kind. He helped others and became a hero. Susanoo and Inada lived happily. Susanoo was a hero. The special sword was a treasure for all time.
Original Story
Le monstre Yatama
Il y a bien longtemps de cela: les nombreuses îles du Japon venaient à peine d'être enfantées par la déesse Izanami. Sa fille Amatérasu, déesse du soleil, régnait, majestueuse et brillante, dans les splendeurs infinies du Takamagahara, c'est-à-dire du ciel. Elle avait un frère, plus jeune qu'elle de quelques années, qui répondait au nom de Susanoonomikoto. Il était d'une taille gigantesque, fort comme un taureau, capricieux comme une chèvre, et espiègle comme un singe. Le plus grand de ses plaisirs était de faire des malices et de jouer des tours, tantôt à la déesse sa sœur, tantôt aux autres divinités du Takamagahara. Mais, comme il n'avait pas mauvais cœur, ces illustres personnages lui pardonnaient bien des choses et ne lui gardaient généralement pas rancune.
Un jour pourtant, il se permit une fantaisie qui dépassait toutes les bornes. La déesse du soleil venait de faire construire un immense et magnifique atelier de tissage. On ne pourrait dire combien de tracas et de soucis lui avait causés cette installation. En conséquence, elle y tenait de tout son cœur. Elle en était fière, et la montrait avec orgueil aux autres divinités. Un jour donc, Susanoonomikoto, cédant à un très mauvais instinct, s'avisa de mettre le feu à l'atelier en question, le détruisit de fond en comble, et fit périr dans les flammes toutes les ouvrières qu'y employait sa sœur.
Le fils de la déesse était espiègle comme un singe.
Amatérasu, en apprenant la chose, entra dans une violente colère. Si grand fut son dépit que, pour se venger et pleurer à son aise, elle s'enferma dans une grotte profonde et résolut de n'en plus sortir. Ce fut un vrai désastre. Le ciel et la terre se trouvèrent tout à coup plongés dans l'obscurité la plus complète. Une épaisse nuit enveloppa l'univers. Les hommes terrifiés se crurent à la fin du monde et, de chaque partie du globe, s'éleva vers le ciel une immense clameur de détresse.
Le Takamagahara lui-même fut le théâtre d'une agitation et d'un trouble insolites. Tous ses dieux et toutes ses déesses sortirent de leurs palais, s'informant les uns les autres de la cause de cette obscurité subite et totale. Le conseil des divinités se réunit…
On délibère, on discute avec ardeur dans l'assemblée des dieux. Les opinions se heurtent, les discours se succèdent. Il faut trouver à tout prix le moyen d'obliger Amatérasu à sortir de sa grotte. Mais, quel moyen employer? Quelle démarche faire? Asagaonomikoto, le plus jeune des dieux, à l'esprit prompt, à l'intelligence vive et ouverte, s'avance au milieu de l'auguste assemblée:
– Vous savez tous, dit-il à ses collègues, que la déesse Amatérasu aime à la folie la musique et la danse. Je propose donc de nous rassembler devant l'entrée de la grotte et d'y organiser un bal. Nous y ferons grand vacarme jusqu'à ce que, cédant à la curiosité ou à la colère, elle entr'ouvre sa porte.
La proposition du jeune dieu est ingénieuse et son plan paraît devoir réussir. On l'adopte à l'unanimité, et la séance est levée, après qu'on a déterminé le moment du rendez-vous.
A l'heure convenue, tous les dieux du Takamagahara se réunissent donc devant la grotte où, boudeuse et chagrine, Amatérasu s'est enfermée. Chacun porte avec soi l'instrument favori dans lequel il excelle. La danse s'organise. Les tambours et les flûtes, les guitares et les gongs mêlent leurs sons et leurs accords aux cris, aux chants. Le rythme s'accélère. Le bal se transforme bientôt en une ronde affolée, en un tumulte indescriptible, dont les échos descendent jusque sur la terre, et y sèment l'épouvante…
Amatérasu entend du fond de sa grotte:
– Que se passe-t-il aujourd'hui, se dit-elle; que signifie ce tapage?
La curiosité devient tellement forte que la déesse, toute déesse qu'elle est, n'y tient plus. Elle entr'ouvre la porte, à travers laquelle s'échappe à l'instant un flot de lumière. Soudain, elle se sent saisie au bras par une main de fer. C'est la main de Chikaravônomikoto, le plus fort de tous les dieux. Il se tenait à l'entrée de la grotte, prêt à saisir la déesse au moment où elle en ouvrirait la porte. Amatérasu a été entraînée au dehors, et la porte repoussée s'est refermée sur elle. A l'instant, le ciel et la terre reviennent à la vie. La lumière les inonde de ses flots bienfaisants. L'univers retentit des cris de joie poussés par tous les êtres. Le soleil a reparu, et les choses de ce monde reprennent toutes leur cours normal.
Les dieux se sont précipités aux pieds d'Amatérasu. Ils la supplient de ne plus désormais se renfermer dans sa grotte, et de ne plus les priver de sa lumière. Elle promet, mais elle exige une condition. C'est que son frère Susanoonomikoto sera puni de son forfait. Il sera banni de l'assemblée des dieux, chassé du Takamagahara et exilé sur une terre lointaine. Il en fut fait ainsi, et Susanoonomikoto, expulsé du ciel, fut précipité sur la terre. Il tomba dans le pays d'Idzumo, à l'endroit appelé aujourd'hui Hinokawakami. Là, il resta quelque temps, pleurant sur sa grande infortune.
Un jour qu'il se promenait sur le bord de la rivière, il aperçut une paire de bâtonnets que le courant emportait à la dérive.
– Puisque voilà des bâtonnets, il y a sans aucun doute, en amont, des êtres humains, conclut le dieu par un raisonnement logique.
Susanoonomikoto, expulsé du ciel, fut précipité sur la terre.
Il part aussitôt et longe, en le remontant, le cours de la rivière. Il se trouve bientôt en face d'une cabane, à moitié délabrée, sise sur le penchant d'une haute montagne. Susanoonomikoto s'approche en étouffant le bruit de ses pas, et à travers les fentes d'une porte mal jointe regarde l'intérieur. Il y voit un vieillard grisonnant, une vieille plus grisonnante encore et une jeune fille de dix-huit à vingt ans. Le vieux et la vieille pleuraient, assis auprès de leur petit brasero. Ils paraissaient comme accablés sous le poids d'un immense chagrin. La jeune fille ne pleurait point, mais sur son visage se lisait sans peine l'expression d'une grande mélancolie et d'une douce résignation.
Elle était d'une beauté extraordinaire. Le dieu n'avait jamais pensé que parmi les mortels, il pût se rencontrer de si belles et si ravissantes créatures. Il éprouva à sa vue un je ne sais quoi d'intime, qu'il n'avait encore jamais éprouvé. Lui, qui descendait des hauteurs du Takamagahara, subit les charmes d'un amour ardent pour cette humble fille de la terre.
Il entr'ouvrit doucement la porte et sans bruit pénétra dans l'intérieur de la cabane. La jeune fille, à sa vue, poussa un cri d'effroi et se précipita vers sa mère. Le vieillard et sa femme levèrent la tête et leurs regards étonnés fixèrent avec crainte le voyageur inconnu. Susanoonomikoto était beau, lui aussi, beau d'une beauté divine. Son visage respirait la force et la santé. Sa taille gigantesque commandait le respect.
Le dieu, s'approchant des trois personnages, leur demanda d'une voix douce et sympathique quelle était la cause de leurs larmes et du chagrin dans lequel ils paraissaient plongés. Ce fut le vieillard qui prit la parole pour répondre:
– Noble voyageur, dit-il, nous ignorons qui vous êtes, mais votre sympathie nous émeut et nous touche. Je m'appelle Ashinazuchi; ma femme se nomme Katazuchi, et notre fille que vous voyez là répond au nom de Inadahimé; nous avons eu huit enfants depuis notre mariage et tous ces enfants étaient des filles. Celle que vous voyez là est la dernière qui nous reste.
Or, vous allez juger de notre malheur et connaître la cause de nos larmes. Tout près d'ici habite le monstre Yatama, le serpent à huit têtes, qui a trente pieds de long. Ce serpent vient tous les ans dans ces parages, et nous emporte chaque fois une de nos enfants qu'il dévore. Nos sept premières filles ont ainsi disparu l'une après l'autre, il ne nous reste plus maintenant que celle qui est devant vous.
C'est aujourd'hui que le monstre doit venir. Il viendra à la nuit tombante et nous emportera notre dernière enfant pour la dévorer. Voilà, noble voyageur, le récit de notre infortune, et le motif de notre chagrin.
– Braves gens, répond alors Susanoonomikoto, ému jusqu'aux larmes, remerciez le ciel de m'avoir aujourd'hui envoyé près de vous. Je vais rester jusqu'à la nuit tombante. J'attendrai le serpent. Je le tuerai de ma main, et sauverai votre fille.
Le vieillard le regarda, et lui sourit tristement:
– J'admire, lui dit-il, votre bravoure et votre bonté. Mais, hélas! vous ignorez à qui vous avez à faire. Non, non; ne vous exposez pas; vous y perdriez inutilement votre précieuse vie.
– Et vous, noble vieillard, répond alors le dieu, se redressant de toute la hauteur de sa taille, vous ignorez quel est celui qui vous parle et vous promet le salut de votre fille. Apprenez-le donc. Je ne suis point un homme. Je m'appelle Susanoonomikoto, je suis le frère de la déesse Amatérasu.
A ces mots, le vieillard, sa femme et sa fille, tremblants à la fois de crainte et de bonheur, se prosternent et adorent; puis, joignant les mains et s'avançant à ses pieds, le remercient d'être venu près d'eux pour leur porter secours…
Le dieu se dirige seul vers la montagne. Il prend huit énormes blocs de pierre et les transporte devant la cabane. Puis, il prononce sur elles quelques paroles mystérieuses, et les pierres se transforment en auges. Il les remplit ensuite avec l'eau de la rivière, frappe trois coups sur chacune d'elles de la pointe de son sabre, et cette eau se transforme à l'instant en saké délicieux.
Il fait placer ensuite la jeune et belle Inadahimé sur un petit monticule, de façon à ce que son visage se reflète dans chacune des auges. Il se cache lui-même derrière un rocher et attend, tranquille et calme, l'arrivée du serpent.
Le soleil avait disparu derrière la montagne. La lune venait de se lever. Tout à coup, dans le lointain, on put apercevoir comme seize étoiles de diamant qui brillaient d'un vif éclat dans la profondeur de la nuit. Ces étoiles se rapprochèrent. C'étaient les yeux pétillants de convoitise des huit têtes du monstre. Il s'en vint tout près de la cabane et fit entendre à la fois huit sifflements aigus. Le vieillard et sa femme tremblèrent. Ce cri leur rappelait leurs sept filles mortes et le danger que courait leur chère Inadahimé.
Le serpent, attiré par l'odeur du saké, s'approche avec lenteur, et ses huit têtes se lèvent d'un même mouvement. Il aperçoit dans chacune des auges le visage de celle qu'il cherche. Son énorme queue bat un moment l'espace, signe de son immense joie. Les huit têtes plongent aussitôt, et le monstre, d'un seul trait, avale la précieuse liqueur, jusqu'à la dernière goutte. Mais aussitôt ses regards se troublent, le vertige de l'ivresse le saisit, il s'étend sur le sol, puis se replie sur lui-même et s'endort.
Susanoonomikoto sort à ce moment de sa cachette. Il tire son sabre du fourreau et, d'une main habile, abat l'une après l'autre les huit têtes du monstre, dont le corps bondit en des contorsions effrayantes.
Le dieu veut achever sa victime. Il la découpe en morceaux. Mais, au moment où il allait séparer la queue du tronc, son sabre est arrêté par un corps résistant, qui fait entendre un son métallique. Le dieu, surpris, s'arrête et, délicatement, entr'ouvre les chairs. Quelle n'est pas sa surprise d'apercevoir dans la queue du monstre un autre sabre étincelant, tout incrusté de diamants et de pierres précieuses, un sabre si beau que les dieux du Takamagahara n'en virent jamais de pareil!
Susanoonomikoto abattit, l'une après l'autre, les huit têtes du serpent.
Susanoonomikoto le retire et se dit à lui-même qu'il l'emportera au ciel, en fera cadeau à sa sœur Amatérasu; par ce moyen-là, il se réconciliera avec elle, et pourra reprendre sa place dans l'assemblée des dieux…
On se figure la joie du pauvre vieillard et de sa femme, en apprenant que le monstre est mort et leur enfant sauvée. Ils ne surent comment remercier le dieu. Celui-ci demanda et obtint la main de la belle Inadahimé, qu'il aimait grandement. Ils se marièrent, se construisirent au pied de la montagne une habitation élégante, et vécurent longtemps ensemble dans la plus parfaite harmonie. Puis, quand le temps de l'exil eut atteint son terme, le dieu retourna au Takamagahara, emmena avec lui la belle Inadahimé, la présenta aux autres divinités, qui la nommèrent déesse.
On voit encore aujourd'hui, dans le pays d'Idzumo, la maison qu'habitèrent Susanoonomikoto et son heureuse épouse. Cette maison est devenue un temple, le temple le plus célèbre du Japon, après celui d'Isé. Les prêtres qui le desservent sont les descendants directs de ces deux divinités. Les habitants de la contrée ont toujours eu pour ce temple la plus grande vénération. On y vient même en pèlerinage de toutes les parties du Japon.
La sabre précieux que Susanoonomikoto trouva dans la queue du monstre Yatama fut offert dans la suite à l'Empereur du Japon, par la déesse Amatérasu. Il porte le nom de Kusanagi-no-tsurugi. Ce sabre, le miroir sacré, et le sceau de pierre précieuse, sont les trois talismans de l'Empire.
On le conserve, dit-on, à Atsuta, province d'Owari.
Story DNA
Moral
Even powerful beings must face consequences for their actions, but can find redemption through courageous and selfless deeds.
Plot Summary
Mischievous god Susanoonomikoto angers his sister, the sun goddess Amaterasu, causing her to hide and plunge the world into darkness. The other gods trick her out, and Susanoonomikoto is banished to Earth. There, he encounters a family terrorized by the eight-headed serpent monster Yatama, which annually devours their daughters. Falling in love with the last daughter, Inadahimé, Susanoonomikoto devises a plan to intoxicate Yatama with sake, slays the monster, and discovers a magical sword in its tail. He marries Inadahimé, eventually returns to the heavens, reconciles with Amaterasu by offering her the sword, and establishes a lasting legacy on Earth.
Themes
Emotional Arc
anger to exile to redemption to triumph
Writing Style
Narrative Elements
Cultural Context
This story is a foundational myth in Shintoism, explaining the origin of the Kusanagi-no-tsurugi, one of the three sacred treasures of Japan, and the establishment of important shrines.
Plot Beats (15)
- Susanoonomikoto, the mischievous brother of the sun goddess Amaterasu, causes trouble in the heavens.
- He destroys Amaterasu's weaving workshop and kills her workers, leading Amaterasu to hide in a cave, plunging the world into darkness.
- The other gods gather and, on the advice of Asagaonomikoto, stage a loud party outside the cave to lure Amaterasu out.
- Amaterasu's curiosity gets the better of her, and she peeks out, only to be pulled out by Chikaravônomikoto, restoring light to the world.
- Amaterasu agrees to remain outside but demands Susanoonomikoto be punished, leading to his exile from the heavens to the land of Idzumo on Earth.
- While wandering, Susanoonomikoto discovers a grieving elderly couple, Ashinazuchi and Katazuchi, and their beautiful daughter, Inadahimé.
- The family reveals that an eight-headed serpent monster, Yatama, has been devouring their daughters annually, and Inadahimé is the last one.
- Susanoonomikoto, moved by their plight and smitten with Inadahimé, reveals his divine identity and promises to kill the monster.
- He transforms stones into troughs, fills them with sake, and places Inadahimé's reflection in each to attract Yatama.
- Yatama arrives, drinks all the sake, becomes intoxicated, and falls asleep.
- Susanoonomikoto emerges from his hiding place and slays Yatama, cutting off all eight heads.
- While dismembering the monster, he discovers a magnificent sword, Kusanagi-no-tsurugi, embedded in its tail.
- Susanoonomikoto marries Inadahimé, and they live happily on Earth until his exile ends.
- He returns to Takamagahara with Inadahimé, who is also made a goddess, and offers the sword to Amaterasu, achieving reconciliation.
- Their earthly home becomes a famous temple, and the sword becomes one of the three Imperial Regalia of Japan.
Characters
Izanami
As the mother of the Japanese islands, her form is likely grand and elemental, embodying the creative force of the earth and sea. She is not explicitly described but would possess a powerful, ancient aura.
Attire: Not explicitly described, but would likely be flowing, ethereal robes in colors of the earth and sea, perhaps adorned with pearls or shells, indicative of her creative power over the islands.
Wants: To bring forth creation.
Flaw: Not applicable in this story.
None in this story.
Creative, powerful, maternal (as the 'mother' of the islands).
Amatérasu
Majestic and brilliant, embodying the sun. Her presence radiates warmth and light. She is of divine stature, graceful and imposing.
Attire: Exquisite, flowing silk robes in vibrant golden and crimson hues, possibly embroidered with sun motifs or phoenixes, indicative of her status as the sun goddess. She might wear a jeweled crown or elaborate hair ornaments.
Wants: To maintain order and light in the world, to be respected and honored.
Flaw: Her pride and quick temper, which led her to hide and plunge the world into darkness.
She learns to forgive her brother after he is punished and returns to her duties, demonstrating the importance of her presence.
Proud, easily angered when wronged, but ultimately just and forgiving (after punishment is served). She values order and creation.
Susanoonomikoto
Gigantic in size, strong like a bull. He possesses a powerful, imposing physique, but with an underlying mischievousness in his demeanor. His features are bold and striking.
Attire: As a god exiled to earth, he might initially wear simpler, sturdy Japanese garments like a dark, loose-fitting kimono or hakama made of rough silk or linen, perhaps with a straw hat (kasa) and straw sandals (waraji) when wandering. Later, after his return to Takamagahara, he would wear more elaborate divine robes.
Wants: Initially, to cause mischief and entertain himself. Later, to redeem himself, prove his worth, and return to Takamagahara, driven by empathy for the suffering family.
Flaw: His impulsiveness and destructive tendencies, which led to his exile.
Transforms from a destructive, exiled god to a heroic savior, proving his worth and earning his return to the heavens, finding love and becoming a revered deity.
Capricious, mischievous, strong, brave, empathetic (moved to tears by the family's plight), resourceful, ultimately good-hearted despite his initial destructive actions.
Asagaonomikoto
Described as the youngest of the gods, implying a youthful and agile build. He is likely of average divine stature, not as gigantic as Susanoonomikoto.
Attire: As a god in Takamagahara, he would wear fine, flowing silk robes, perhaps in lighter, more scholarly colors like pale blue or green, indicative of his quick wit.
Wants: To resolve the crisis caused by Amatérasu's withdrawal and restore light to the world.
Flaw: Not applicable in this story.
None in this story.
Prompt-minded, intelligent, resourceful, diplomatic.
Chikaravônomikoto
Described as the strongest of all gods, implying a very muscular and powerful build. He would be tall and imposing.
Attire: Sturdy, yet divine, robes that allow for movement, perhaps in darker, more grounded colors like deep red or brown, signifying his strength. He might wear minimal ornamentation, focusing on practicality.
Wants: To physically ensure Amatérasu's return and the restoration of light.
Flaw: Not applicable in this story.
None in this story.
Strong, decisive, reliable.
Ashinazuchi
A grizzled old man, likely thin and stooped from age and sorrow. His hands would be calloused from years of labor.
Attire: Simple, worn peasant clothing typical of ancient Japan: a dark, patched kimono made of rough hemp or cotton, possibly with a straw cloak (mino) for warmth. His clothes would show signs of poverty and hard life.
Wants: To protect his last daughter, though he feels powerless.
Flaw: His despair and feeling of helplessness against the monster.
Experiences profound relief and joy, his despair replaced by gratitude and reverence.
Grief-stricken, resigned, hospitable, initially skeptical of Susanoonomikoto's ability but quickly reverent.
Katazuchi
An even more grizzled old woman than her husband, suggesting deeper sorrow and age. Likely frail and small.
Attire: Simple, faded peasant clothing: a dark, plain kimono or working smock made of coarse fabric, possibly with a simple apron. Her clothes would be well-worn and mended.
Wants: To protect her last daughter, though she feels helpless.
Flaw: Her overwhelming fear and despair.
Experiences profound relief and joy, her despair replaced by gratitude and reverence.
Grief-stricken, resigned, fearful, but also hospitable.
Inadahimé
A young girl of eighteen to twenty years, implied to be beautiful. Her build would be slender and graceful, typical of a young woman in ancient Japan.
Attire: Simple, clean peasant clothing: a light-colored kimono made of cotton or linen, perhaps with a subtle pattern, and a simple obi sash. Her clothes would be modest but well-kept.
Wants: To accept her fate to save her parents further grief, and later, to live a happy life with Susanoonomikoto.
Flaw: Her vulnerability to the monster.
Rescued from certain death, she marries Susanoonomikoto, becomes a goddess, and lives a long, happy life, symbolizing hope and new beginnings.
Resigned, brave (facing her fate without tears), beautiful, loving, grateful.
Yatama
A monstrous serpent with eight heads, thirty feet long. Its body would be enormous, covered in scales, possibly dark and slimy or iridescent, reflecting its terrifying nature. Its movements would be slow and deliberate when approaching, but capable of immense power.
Attire: Not applicable.
Wants: To devour young maidens, driven by instinct and a monstrous appetite.
Flaw: Its gluttony and susceptibility to alcohol.
Defeated and killed by Susanoonomikoto, ending its reign of terror.
Predatory, gluttonous, covetous, destructive.
Locations
Takamagahara (Plain of High Heaven)
The celestial realm where the gods reside, filled with infinite splendors and grand palaces. It is a place of light and majesty, but can be plunged into darkness.
Mood: Majestic, divine, sometimes chaotic and agitated, ultimately restored to splendor.
Susanoo's mischief, Amaterasu's retreat, the gods' council and their plan to lure her out.
Amano-Iwato (Heavenly Rock Cave)
A deep, dark cave where Amaterasu hides, plunging the world into darkness. Its entrance becomes the stage for the gods' noisy dance.
Mood: Secluded, resentful, then filled with curiosity and eventually light.
Amaterasu's self-imposed exile, the gods' performance to draw her out, and her eventual re-emergence.
Riverbank in Izumo (Hinokawakami)
The edge of a river in the country of Izumo, where Susanoo first encounters signs of human life.
Mood: Serene, natural, then a place of discovery and empathy.
Susanoo's arrival on Earth, his discovery of the chopsticks, and his decision to follow the river upstream.
Mountain Hut of Ashinazuchi
A half-dilapidated hut on the side of a high mountain, home to Ashinazuchi, Katazuchi, and Inadahime. It is a place of sorrow and fear, but also hope.
Mood: Sorrowful, fearful, desperate, then hopeful and ultimately triumphant.
Susanoo meets the grieving family, learns of the monster Yatama, and prepares his trap.